Le phénotype immunitaire au cours de la vie

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Classe(s) : Tle S | Thème(s) : Quelques aspects de la réaction immunitaire
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Le ph&eacute notype immunitaire au  cours  de la vie

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Le ph&eacute notype immunitaire, au niveau mol&eacute culaire, correspond &agrave l&rsquo ensemble des r&eacute cepteurs des LB et LT que poss&egrave de un individu &agrave un moment donn&eacute de sa vie. Il change sans cesse, face &agrave la grande diversit&eacute des antig&egrave nes rencontr&eacute s par l&rsquo individu, et permet donc &agrave celui-ci de s&rsquo adapter aux modifications de son environnement.

1M&eacute moire immunitaire et vaccination

&thinsp La vaccination repose sur la m&eacute moire immunitaire  elle consiste &agrave d&eacute clencher une r&eacute ponse immunitaire afin que l&rsquo organisme produise des cellules m&eacute moires, dont la dur&eacute e de vie est en g&eacute n&eacute ral d&rsquo une dizaine d&rsquo ann&eacute es mais peut atteindre plus de 60  ans (cas de la rougeole).

&thinsp La premi&egrave re rencontre avec un antig&egrave ne engendre une r&eacute ponse immunitaire primaire, qui se traduit par un d&eacute lai d&rsquo apparition des anticorps de plusieurs jours, le temps que l&rsquo antig&egrave ne soit reconnu, et que les LB activ&eacute s se multiplient et se diff&eacute rencient en plasmocytes, s&eacute cr&eacute teurs d&rsquo anticorps.

&thinsp Certains LB ne se diff&eacute rencient pas en plasmocytes, mais g&eacute n&egrave rent des lymphocytes B m&eacute moires. Des LT CD4 sont aussi mis en m&eacute moire &agrave partir des LT CD4 s&eacute lectionn&eacute s.


&thinsp La deuxi&egrave me rencontre avec le m&ecirc me antig&egrave ne entra&icirc ne la r&eacute ponse secondaire, plus ample, rapide, et efficace. Les lymphocytes mis en m&eacute moire lors de la r&eacute ponse primaire r&eacute agissent tr&egrave s rapidement, ils sont beaucoup plus nombreux que les lymphocytes na&iuml fs de m&ecirc me sp&eacute cificit&eacute dont ils sont issus. Ainsi, les anticorps sont s&eacute cr&eacute t&eacute s plus rapidement par les plasmocytes issus de ces LB m&eacute moires, et en plus grande quantit&eacute .

&thinsp Les produits immunog&egrave nes inject&eacute s lors de la vaccination peuvent &ecirc tre des micro-organismes entiers, tu&eacute s ou vivants, mais en ce cas att&eacute nu&eacute s, ou des particules virales&hellip

&thinsp Le pouvoir immunog&egrave ne de l&rsquo antig&egrave ne peut &ecirc tre augment&eacute gr&acirc ce &agrave la pr&eacute sence d&rsquo un adjuvant, qui sera m&eacute lang&eacute &agrave l&rsquo antig&egrave ne, et inject&eacute avec celui-ci.

&thinsp L&rsquo adjuvant du vaccin a pour r&ocirc le de stimuler la r&eacute ponse inn&eacute e, indispensable &agrave l&rsquo installation de la r&eacute action adaptative, sans toutefois causer d&rsquo effets secondaires. Il pr&eacute pare l&rsquo organisme au d&eacute clenchement de la r&eacute ponse immunitaire adaptative, de m&ecirc me que la r&eacute action inflammatoire pr&eacute pare la r&eacute action adaptative naturelle.

&thinsp La vaccination syst&eacute matique des populations permet &agrave la fois la protection de l&rsquo individu vaccin&eacute et une protection collective, limitant le risque d&rsquo infection pour les individus non efficacement vaccin&eacute s.

2&Eacute volution du ph&eacute notype immunitaire au cours de la vie

&thinsp Le ph&eacute notype immunitaire d&rsquo un individu se forge tout au long de sa vie, au gr&eacute des expositions aux antig&egrave nes rencontr&eacute s. Il change donc sans cesse, en s&rsquo adaptant &agrave l&rsquo environnement dans lequel &eacute volue l&rsquo individu.

&thinsp L&rsquo &eacute volution du ph&eacute notype immunitaire se fait naturellement, quand l&rsquo individu est en contact avec un antig&egrave ne, ou artificiellement, lors de la vaccination.

&thinsp Il existe une certaine plasticit&eacute du syst&egrave me immunitaire adaptatif, mais qui est limit&eacute e par la comp&eacute tition entre les lymphocytes na&iuml fs et les lymphocytes m&eacute moires. En effet, l&rsquo organisme produit des lymphocytes na&iuml fs de fa&ccedil on continue et al&eacute atoire tout au long de la viede l&rsquo individu, surtout pendant son enfance.

&thinsp Mais, au fur et &agrave mesure du temps, le pool de lymphocytes m&eacute moires augmente, et devient beaucoup plus important que celui des lymphocytes na&iuml fs de m&ecirc me sp&eacute cificit&eacute , et la dur&eacute e de vie des lymphocytes m&eacute moires est beaucoup plus longue. Ainsi, le pool des lymphocytes m&eacute moires finit par &ecirc tre dominant au cours des ann&eacute es.

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