Le salariat au XXe siècle

Merci !

Fiches
Classe(s) : Tle ES | Thème(s) : Travail, emploi, chômage
 
Corpus - | Corpus - 1 Fiche
 
Le salariat au XXe siècle
 
 

FB_Bac_98606_SesT_ES_049

49

111

2

Comment la condition salariale a-t-elle évolué au XXe siècle ?

1L’extension du salariat

A  Le salarié

 C’est une personne qui, suivant les termes d’un contrat de travail, met son activité à disposition d’un employeur, sous la subordination duquel elle se place, en échange d’une rémunération (le salaire). L’ensemble des salariés constitue le salariat.

 Le xxe siècle se caractérise par une très forte montée du salariat en France : 88,5 % des actifs sont salariés en 2012, contre 56 % au début du siècle dernier.

B  Le contrat de travail

 C’est un contrat particulier, encadré par des règles très strictes, dont l’objectif est de protéger le salarié du fait de sa dépendance vis-à-vis de l’employeur :

– réglementation protégeant la santé ;

– droit aux congés payés ;

– dispositions limitant la durée du travail ;

– garanties en cas de licenciement ;

– droit à une protection sociale en cas de chômage, maladie, accident du travail…

 Il existe plusieurs types de contrats : les contrats de travail à durée indéterminée (cdi) et à durée déterminée (cdd), ou encore le contrat de travail temporaire (intérim).

2La transformation de la condition salariale

A  D’une condition misérable à l’apogée de la société salariale

 Jusqu’au xixe siècle, le salarié est celui qui ne possède rien d’autre que sa force de travail, qu’il doit vendre au jour le jour. Les salariés s’organisent et passent d’un rapport individuel face à l’employeur à un rapport collectif. Un véritable contrôle de la collectivité sur l’utilisation du travail s’impose.

 Des droits et garanties sont peu à peu attachés au contrat de travail afin de lutter contre l’insécurité sociale (le fait qu’un individu ne puisse pas faire face aux risques sociaux) : interdiction du travail des enfants, droit du travail et représentation syndicale, négociations collectives, salaire minimum, sécurité sociale et indemnisation du chômage, formation professionnelle…

 Le mouvement amorcé à la fin du xixe siècle et au début du xxe siècle se renforce après la Seconde Guerre mondiale et la période des Trente Glorieuses. Le fordisme est une période de fort développement des protections et droits sociaux. La norme d’emploi est alors le cdi à temps plein.

B  Le rôle joué par les partenaires sociaux

 Les syndicats(>fiche38) participent à l’élaboration de règles précisant les droits et devoirs des salariés en signant des conventions collectives avec les représentants des employeurs. Les accords conclus concernent les conditions de travail et d’emploi, ainsi que les garanties sociales liées à l’emploi (diminution du temps de travail, réorganisation des horaires…).

 Le contrat de travail est de plus en plus encadré et la production des règles se fait notamment dans le cadre de négociations collectives. Il s’agit de rechercher des accords entre les partenaires sociaux (représentants des employeurs, des salariés et les pouvoirs publics).

dates clés En 1969, le smic (salaire minimum interprofessionnel de croissance) remplace le smig (salaire minimum interprofessionnel garanti) institué en 1950.

 L’État intervient également, notamment en fixant un salaire horaire minimum en dessous duquel il est interdit de rémunérer un salarié. Les réglementations salariales votées par le Parlement sont consignées dans le code du travail.

Conclure

La société salariale se constitue au XXe siècle et connaît son apogée dans les années 1960-1970. Elle se fragilise par la suite avec une remise en cause des protections et des droits acquis pendant les Trente Glorieuses.