Le Second Empire (1852-1870)

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Classe(s) : 1re Générale | Thème(s) : La France dans l’Europe des nationalités (1848-1871)


La Constitution de 1852 instaure un nouveau régime qui entend conserver l’héritage de 1789 tout en instaurant un pouvoir exécutif fort. L’Empire une fois rétabli, Napoléon III exerce d’abord un pouvoir autoritaire avant d’accorder peu à peu davantage de libertés aux Français.

I Un nouveau régime politique

1 Une nouvelle Constitution

Signée le 14 janvier 1852, la nouvelle Constitution réaffirme les principes de 1789 (liberté, égalité, souveraineté nationale), mais instaure un régime autoritaire.

Le président exerce le pouvoir exécutif, judiciaire et a l’initiative des lois. Le pouvoir législatif est confié au Conseil d’État (rédige les projets de lois), au Corps législatif (vote les lois) et au Sénat (fait respecter la Constitution).

2 Le rétablissement de l’Empire

Date clé

Le 2 décembre est la date anniversaire du sacre de Napoléon Ier (1804) et de la bataille d’Austerlitz (1805).

Le prince-président propose le rétablissement de la dignité impériale par le plébiscite du 21 novembre 1852. C’est un triomphe. Le 2 décembre Louis- Napoléon Bonaparte devient empereur sous le nom de Napoléon III.

Napoléon III va alors gouverner seul, en s’entourant néanmoins de quelques fidèles comme Morny, président du Corps législatif, ou Rouher, ministre d’État.

II L’Empire autoritaire (1852-1859)

1 La mise au pas des Français

Le gouvernement contrôle l’administration ; les préfets sont chargés d’encadrer la population.

La liberté de la presse est limitée, ce qui permet de museler la presse d’opposition. Le régime des élections favorise les candidats officiels soutenus par les préfets face à leurs concurrents gênés par l’interdiction des réunions publiques.

L’empereur s’appuie sur le clergé pour obtenir l’obéissance des Français.

2 La faiblesse de l’opposition

La majorité de la population soutient un régime qui apporte l’ordre et la prospérité au pays.

Les royalistes sont divisés entre les légitimistes et les orléanistes.

Les républicains sont traqués par la police. Les opposants au coup d’État du 2 décembre, comme Victor Hugo et Edgard Quinet, doivent s’exiler. Napoléon III profite de l’attentat d’Orsini (1858) pour faire emprisonner de nombreux républicains.

III L’Empire libéral (1860-1870)

1 Le renforcement des oppositions

À partir de 1859, l’intervention militaire de Napoléon III aux côtés des patriotes italiens aboutit au démembrement des États pontificaux. Mécontent, le clergé devient une force d’opposition au régime.

En 1860, Napoléon III signe un traité de libre-échange avec le Royaume-Uni. Ce faisant, il s’attire les critiques des industriels, dont les produits sont désormais exposés à la concurrence anglaise.

2 Une libéralisation progressive

À partir de 1860, les pouvoirs du Corps législatif sont accrus : une véritable vie parlementaire se développe. L’opposition peut s’exprimer, comme celle des libéraux menés par Thiers.

En 1864, le droit de grève est accordé aux ouvriers. Malgré cette concession impériale, ces derniers se rallient aux républicains.

Le plébiscite du 20 mai 1870 sur les réformes opérées dans la décennie passée est un immense succès pour Napoléon III : le Second Empire semble solide.

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