Le théâtre au XVIIe siècle

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Classe(s) : 1re Générale - 1re ST2S - 1re STI2D - 1re STL - 1re STMG | Thème(s) : Le théâtre : histoire littéraire et outils d’analyse
 

Sous le règne de Louis XIII, la scène se trouve dominée par la pastorale et la tragi-comédie. Au milieu du siècle, l’esthétique classique consacre la tragédie et la comédie en les ramenant aux règles strictes de la dramaturgie antique.

I Le théâtre baroque

S’affranchissant de toutes les règles et laissant cohabiter comique et tragique, le théâtre baroque affirme une grande liberté et promeut des formes nouvelles.

La tragi-comédie convie à un spectacle que ne contraint nul précepte formel : les actions nombreuses et surprenantes se soucient peu de vraisemblance, comme c’est le cas dans Le Cid de Corneille.

La pastorale plonge le spectateur dans le monde idyllique des amours chastes.

La tragédie prend le nom de « poème dramatique » en référence aux longues tirades qui s’y enchaînent.

II Le théâtre classique

1 L’esthétique classique

Une pièce classique est traditionnellement découpée en actes, interrompus par des entractes et divisés en scènes que rythment les entrées et les sorties des personnages. En cours dès 1640, l’esthétique classique repose sur différents codes et règles inspirés de la Poétique d’Aristote.

La règle des trois unités impose :

– l’unité de temps : l’action de la pièce doit se dérouler dans la limite de vingt-quatre heures ;

– l’unité de lieu : l’action doit se déployer dans un lieu unique (antichambre d’un palais, salon d’une demeure…) ;

– l’unité d’action : l’action doit se concentrer autour d’une intrigue principale à laquelle peuvent néanmoins se soumettre des intrigues secondaires.

EXEMPLE

Dans Phèdre de Racine, la mort violente d’Hippolyte est rapportée par le récit du confident Théramène pour ne pas heurter la sensibilité des spectateurs.

La bienséance désigne un ensemble de règles qui garantissent le respect de la sensibilité esthétique et morale du public ; le sang ni la mort ne se peuvent représenter sur scène.

La vraisemblance renvoie à la crédibilité de l’action : les évènements et les situations vécus par le personnage doivent paraître possibles dans la réalité.

2 La tragédie

Aristote définit la tragédie comme imitation d’actions propres à inspirer terreur et pitié au spectateur. Elle se caractérise par :

MOT CLÉ

La catharsis désigne chez Aristote la purgation des passions. Elle prévient l’hybris définie comme la démesure dont se rend coupable celui qui outrepasse sa condition d’humain.

– des personnages de haut rang ;

– un sujet noble, emprunté à la mythologie ou à l’Histoire ;

– un dénouement généralement malheureux ou funeste avec la mort du héros ;

– ses fonctions : plaire, émouvoir et provoquer la catharsis.

Corneille et Racine sont les éminents représentants du théâtre tragique au xviie siècle : le premier fait incarner à ses personnages des valeurs héroïques tel Auguste dans Cinna ; le second s’intéresse davantage à la faiblesse humaine et aux passions rendues sensibles par la pureté du style comme dans Phèdre.

3 La comédie

La comédie est l’imitation du ridicule des hommes. Elle se caractérise par :

– des personnages issus de la bourgeoisie ou de catégories plus modestes ;

– des sujets empruntés au quotidien ;

– un dénouement heureux qui prend souvent la forme d’un mariage ;

– ses fonctions : faire rire le spectateur de manière à le corriger de ses travers.

Molière incarne à lui seul le théâtre comique au xviie siècle : de la farce avec Les Fourberies de Scapin à la grande comédie, telle Le Misanthrope, qui fustige l'hypocrisie des rapports sociaux, en passant par la comédie de caractère comme Le Malade imaginaire, qui donne le spectacle de l'hypocondrie d'Argan.

Zoom

Les différents types de comédies

Selon son propos et sa visée, la comédie offre plusieurs visages.

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