Le théâtre et l’Antiquité gréco‑romaine

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Classe(s) : 1re ES - 1re L - 1re S - 1re STI2D - 1re STMG - 1re ST2S - 1re STL | Thème(s) : Le théâtre, texte et représentation
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Le théâtre et l’Antiquité gréco‑romaine

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Le théâtre trouve ses racines dans l’Antiquité gréco-romaine.

1Les origines du théâtre

AUne origine religieuse

 Le théâtre naît en Grèce de la célébration du culte du dieu ­Dionysos, au cours de laquelle le dithyrambe (chants et danses) accompagne le sacrifice d’un bouc.

 Du dithyrambe originel, le théâtre grec conserve une structure qui alterne chants et paroles. Il comporte deux lieux : au fond, la scène réservée aux personnages et, devant, l’orchestre pour le chœur.

BLa représentation dans l’Antiquité grecque

 Au ve siècle av. J.-C., la cité organise des concours entre dramaturges qui doivent présenter chacun trois tragédies et un drame. Les archontes, hauts magistrats, choisissent les auteurs qui vont concourir ; les chorèges, riches citoyens, sont désignés pour prendre en charge les frais.

 Les premières pièces n’ont qu’un seul acteur :

Eschyle porta d’un à deux le nombre des acteurs, diminua l’importance du chœur et donna le premier rôle au dialogue ; Sophocle porta le nombre des acteurs à trois et fit peindre la scène.

Aristote, Poétique, vers 335 av. J.-C.

 Le théâtre est en plein air. Les acteurs sont grandis par des perruques et des cothurnes (hauts souliers), ils portent des masques. Les décors sont quasi inexistants.

 Le chœur ne participe pas à l’action, mais dialogue avec les personnages.

CÉléments de dramaturgie

La tragédie. Au ive siècle av. J.-C., Aristote en rassemble les principes dans sa Poétique et en énonce la visée : la catharsis. C’est une purgation des passions rendue possible par les sentiments de terreur et de pitié que le spectateur doit ressentir à la vue des malheurs dans lesquels sombrent les personnages.

– Elle est composée d’un prologue, de l’arrivée du chœur (parodos), de deux à cinq épisodes (entrecoupés par les chants du chœur), et de la sortie du chœur (exodos)

– En général, les sujets sont pris dans les épopées qui fondent la culture grecque, à l’exception d’une pièce d’Eschyle, les Perses, qui traite d’un épisode historique.

La comédie. Aristote la définit ainsi :

[Elle est] une imitation d’hommes sans grande vertu, non qu’elle traite de vice dans sa totalité, puisque le comique n’est qu’une partie du laid. Le comique tient en effet à un défaut et à une laideur qui n’entraînent ni douleur ni dommage.

2Dramaturges grecs et latins

ALa tragédie et la comédie grecques

 Trois grands auteurs tragiques nous sont connus.

  • Eschyle (vers 525-vers 456 av. J.-C.) : Les Perses ; trilogie de l’Orestie (Agamemnon, Les Choéphores, Les Euménides).
  • Sophocle (vers 497-405 av. J.-C.) : Antigone, Les Trachiniennes, Ajax, Œdipe roi, Philoctète, Électre, Œdipe à Colonne.
  • Euripide (484-406 av. J.-C.) : Médée, Hippolyte, Électre, Les Troyennes.

 Deux auteurs comiques à retenir. Aristophane écrit des comédies polémiques (L’Assemblée des femmes) et fantaisistes (Les Grenouilles). Ménandre écrit des comédies d’intrigue avec quiproquos et reconnaissances soudaines.

BLa tragédie et la comédie latines

 Un auteur tragique. Sénèque (4 av. J.-C.-65 apr. J.-C.) réinvente la tragédie grecque avec des pièces comme Agamemnon, Hercule furieux, Les Phéniciennes, Les Troyennes, Médée, Œdipe, Phèdre.

 Deux auteurs comiques. Plaute (vers 254-184 av. J.-C.), s’attache à ridiculiser un caractère : le mari trompé (Amphitryon), l’avare (L’Aululaire). Térence (vers 190-159 av. J.-C.) écrit des comédies de mœurs plus moralisatrices : Les Adelphes, L’Eunuque.

Conclure

Nous sommes doublement tributaires du théâtre de l’Antiquité. Les principes énoncés dans la Poétique d’Aristote ont modelé le théâtre du XVIIe siècle. Leurs sujets inspirent jusqu’aux dramaturges d’aujourd’hui.

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