Le vivant


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Classe(s) : Tle L - Tle S | Thème(s) : Le vivant
Corpus Corpus 1
Le vivant
séries L•S

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Bien que l’étude du vivant concerne plus que l’homme, c’est lorsque ce dernier est en cause que la biologie pose des problèmes qui ne sont plus seulement de méthode.

1L’organisme est-il une machine ?

AY a-t-il une spécificité du vivant ?

Pour Descartes, le corps animal est une machine, analysable en termes de rouages et de ressorts. Privé de pensée et de sentiment, il relève, comme tout ce que caractérise la seule étendue, de la connaissance géométrique.

Kant objecte que le vivant possède des propriétés absentes de la machine : faculté de reproduction, auto-régulation qui permet à l’organisme de s’équilibrer en cas de défaillance d’un de ses éléments.

De plus, la machine est construite par un agent extérieur, alors que le vivant présente une « énergie formatrice ». Celle-ci assure sa propre organisation intérieure et peut être communiquée aux matières étrangères qu’il transforme.

Kant insiste sur le fait que l’ensemble des organes coopère à la survie de l’organisme comme totalité, le fonctionnement de chacun se trouvant lié à celui des autres (ce qu’il nomme finalité « intrinsèque »).

BL’ambition de la biologie

Le terme « biologie » est proposé, en 1802 par Lamarck, pour désigner l’étude de la structure et du fonctionnement des organismes.

La biologie s’est constituée après la physique et la chimie. Ce retard s’explique par les obstacles à vaincre : interdits d’origine religieuse (sur la dissection, ou l’intention « diabolique » de vouloir percer les secrets de la Création), mais aussi postulats philosophiques qui ont freiné la mise en place d’une attitude expérimentale.

2Problèmes expérimentaux particuliers

L’expérimentation en biologie suscite quelques difficultés, en raison des particularités du vivant.

ALa diversité du vivant

La généralisation d’une expérience d’une espèce aux autres est très limitée, car chacune possède des caractères particuliers (dans ses fonctions de locomotion, de digestion, de reproduction…). L’induction hâtive mènerait à des erreurs.

Une expérience suppose de comparer un organisme témoin et un organisme modifié. Cependant, il est à peu près impossible de trouver deux organismes semblables, les conditions de développement générant des individus différents.

BVivant et temporalité

Le temps irréversible intervient dans la vie. L’analyse d’une fonction sur un organisme jeune risque de souligner des potentialités qui ne se révèlent pas dans son développement normal.

3Nécessité de la bioéthique

AEffets possibles de la recherche

Au xixsiècle, la découverte de la cellule, de l’hérédité des caractères génétiques, tout comme la mise au point (Darwin) d’une théorie de l’évolution ont préparé les avancées ultérieures, sur l’ADN ou la possibilité des manipulations génétiques.

Les connaissances sont désormais suffisantes pour que se profilent des applications particulièrement discutables (clonage de l’homme, modification des espèces, interventions prénatales sur les fœtus).

BPrincipes généraux de la bioéthique

La bioéthique réfléchit sur les problèmes que soulèvent ces possibilités. Ses comités rassemblent – aux côtés de biologistes – des philosophes, des juristes, des théologiens.

Trois principes ressortent des textes adoptés : toute recherche doit respecter la dignité de la personne humaine ; on devra, avant toute recherche, comparer les risques encourus aux bienfaits attendus ; tous les êtres humains doivent être traités équitablement.

Conclure

Comme toute science, la biologie risque d’être mise au service des pouvoirs (médical ou politique), mais il lui faut de surcroît éviter d’abaisser l’humain en simple moyen : par exemple, comme fournisseur rétribué d’organes.

 

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