Les acteurs de la production

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Classe(s) : 1re Générale | Thème(s) : Une diversification des espaces et acteurs de la production
 

Aujourd’hui, environ 100 000 firmes transnationales (FTN), et leur million de filiales assurent les deux tiers du ­commerce et l’essentiel de l’économie productive dans le monde.

I Des acteurs en mutation constante

1 L’adaptation aux mutations de l’économie mondiale

Avec la deuxième mondialisation (xixe s.), les premières firmes multinationales apparaissent. Avec la troisième mondialisation (années 1960), elles se développent à l’international ; la crise des pays développés dans les années 1970 les fait basculer dans une vision véritablement mondiale.

Avec le triomphe du néolibéralisme dans les années 1980, les actionnaires et fonds d’investissement contrôlent les stratégies des entreprises.

2 La réorganisation toyotiste et post-fordiste

Les firmes ont réorganisé leurs processus de production selon le système toyotiste. L’innovation et la recherche-développement deviennent les moteurs de la profitabilité. Les firmes deviennent des entreprises sans usine.

Les grandes firmes se placent ainsi au centre d’un réseau d’entreprises sous-traitantes ou de fournisseurs, se réservant les segments les plus rentables de leur activité, c’est-à-dire les fonctions tertiaires supérieures.

3 Les firmes à l’âge du numérique

Dans une économie post-fordiste où la production matérielle se révèle moins profitable que les services ou les logiciels, de nouvelles firmes, basées sur l’économie numérique, ont pris une importance mondiale.

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L’ubérisation (du nom de la société Uber) est la mise en relation directe entre clients et professionnels grâce aux nouvelles technologies.

Leur compétitivité repose sur des volumes croissants de données techniques et personnelles (big data), traités par intelligence artificielle. L’économie numérique peut aussi être collaborative : le particulier devient lui-même producteur (ubérisation).

II Les FTN et les autres acteurs de la production

1 La position centrale des FTN

Les FTN contrôlent les deux tiers du commerce (un tiers pour le commerce intrafirmes) et ­réalisent la ­quasi-­totalité des IDE et plus de la moitié du PIB mondial pour ­seulement 5 % des actifs.

Leur poids économique explique l’influence considérable qu’elles détiennent sur les autres acteurs, tant étatiques que supra-étatiques. Leur influence peut être publique (forum de Davos) ou plus discrète (lobbying).

2 La permanence du rôle des États

Les FTN représentent un défi pour les États, qui cherchent à les attirer pour développer les territoires, ce qui entraîne une concurrence fiscale. Les FTN, par de savants montages, parviennent à payer peu d’impôts (paradis fiscaux).

Mais les États tentent aussi de promouvoir leurs champions nationaux et de les protéger contre leurs concurrents, notamment en Chine.

3 Société civile et ONG

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Les ONG (Organisations non gouvernementales) sont des organisations à but non lucratif, financées essentiellement par des dons privés, qui se consacrent à l’action humanitaire, environnementale, etc.

La société civile a souvent dénoncé les pratiques jugées abusives des FTN. Ainsi, les ONG ont mené campagne contre le travail des enfants ou des femmes, les pratiques environnementales ou sociales.

Dans une certaine mesure, les FTN ont infléchi leurs stratégies. Elles collaborent souvent avec les ONG, moyennant subsides, afin d’obtenir des certifications et des labels attestant de leur bonne conduite, arguments de vente supplémentaires.