Les contre-pouvoirs

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Classe(s) : Tle ES | Thème(s) : Le système politique démocratique
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Les contre-pouvoirs

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La démocratie représentative impose la volonté de la majorité et rend nécessaires les contre-pouvoirs. Comment ceux-ci influencent-ils le pouvoir politique ?

1Démocratie et contre-pouvoir

La notion de contre-pouvoir s’inscrit dans le principe même de la démocratie représentative avec la séparation des pouvoirs. Tout pouvoir (exécutif, législatif, judiciaire) est limité par l’action des autres pouvoirs, selon ce principe énoncé par Montesquieu : « le pouvoir arrête le pouvoir » (>fiche3).

ALe rôle des contre-pouvoirs

 Les démocraties représentatives sont confrontées à deux risques majeurs.

  • Le premier provient du fait majoritaire : les représentants élus imposent la volonté de la majorité au détriment de la minorité.
  • Le second risque est lié au monopole du pouvoir détenu par les élus, ceux-ci pouvant être soupçonnés de ne pas défendre l’intérêt général mais plutôt des intérêts particuliers.

 Des contre-pouvoirs sont donc nécessaires. Ils se présentent sous la forme de syndicats, d’associations, de groupes d’intérêt et constituent ainsi une forme d’organisation de la société civile (celle qui n’a pas accès aux fonctions politiques).

BLes caractéristiques des contre-pouvoirs

 Les contre-pouvoirs ont pour objectif d’influencer le pouvoir politique sans toutefois participer à la décision politique. Ils font naître des débats (groupes d’intérêt), mènent des campagnes d’opinion (associations), mobilisent des manifestants (syndicats).

 Ainsi, les contre-pouvoirs amènent les pouvoirs politiques à intervenir, à négocier et parfois à modifier leurs projets. En cela, ils jouent un rôle déterminant dans le jeu démocratique.

2Le rôle des médias

ALes médias, un quatrième pouvoir ?

Les médias regroupent l’ensemble des moyens de communication de masse, comme la presse écrite, la radio et la télévision.

 La liberté d’information et la liberté d’opinion sont deux principes fondamentaux des démocraties modernes, rendant nécessaire l’existence de médias divers et libres.

 On qualifie les médias de quatrième pouvoir car ils jouent un rôle essentiel dans l’orientation de la politique d’un pays. Si on peut douter des effets directs des médias sur la formation de l’opinion publique, ils construisent le débat politique en sélectionnant les faits qui constitueront le cœur de l’actualité politique.

 De plus, la place prise par la télévision dans les médias a modifié les conditions du débat politique en accordant un poids de plus en plus important à l’image et à la personnalité des hommes et des femmes politiques.

BLes limites des médias comme contre-pouvoir

 Si les médias ont pu représenter un contre-pouvoir autrefois, ce n’est plus vraiment le cas aujourd’hui. Certains sondages mesurant le degré de confiance des Français envers les médias montrent qu’ils sont de plus en plus nombreux à les considérer non pas comme un contre-pouvoir mais comme un instrument du pouvoir.

 On peut expliquer cette défiance grandissante envers les médias par l’homogénéité de l’origine sociale des journalistes, très éloignés des milieux populaires.

 Les médias, de plus en plus soumis aux contraintes économiques et à la pression de la concurrence, n’ont plus la même capacité à mener des investigations considérées comme trop coûteuses. Il en résulte une information de plus en plus formatée.

Conclure

Il est nécessaire d’avoir des contre-pouvoirs dans une démocratie représentative. Les médias peuvent jouer ce rôle, mais leur légitimité est de plus en plus contestée.

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