Les débuts difficiles de la IIIe République

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Classe(s) : 1re Générale | Thème(s) : La IIIe République avant 1914 : projet républicain et société française
 

La IIIe République est proclamée le 4 septembre 1870. Née de la défaite contre la Prusse, déstabilisée par la Commune et fragilisée par les tentatives de restauration monarchiste, elle connaît des débuts difficiles. Comment la République s’impose-t-elle ?

I Le retour de la République

1 Le contexte

En juillet 1870, Napoléon III engage la France dans une guerre contre la Prusse. L’armée française est défaite à Sedan, le 2 septembre. Le territoire est envahi et l’empereur fait prisonnier. Le Second Empire ne survit pas à ce désastre militaire. La République est proclamée le 4 septembre.

Face à l’avancée des Prussiens, un gouvernement de Défense nationale est constitué. Gambetta veut poursuivre la guerre mais il se heurte à l’hostilité des campagnes et des modérés du gouvernement.

Aux élections législatives du 8 février 1871, les monarchistes, favorables à la paix, l’emportent largement. Ils désignent Thiers comme chef du pouvoir exécutif.

Au traité de Francfort, signé le 10 mai 1871, la France cède l’Alsace et une partie de la Lorraine à la Prusse. Elle doit aussi lui verser une indemnité de 5 milliards de francs.

2 La Commune de Paris, une tentative de République sociale

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Une République sociale est un régime qui combine à la fois une démocratie libérale et une politique de ­réduction des inégalités sociales.

Les Parisiens, éprouvés par le siège des Prussiens, refusent les négociations de paix. Le 18 mars 1871, ouvriers et artisans s’insurgent. Ils s’installent à l’Hôtel de Ville et proclament la Commune de Paris. C’est une démocratie directe qui vise à instaurer une République sociale, dans la continuité de 1848. Le climat est insurrectionnel.

Le gouvernement et l’Assemblée installés à Versailles envoient une armée commandée par Mac-Mahon. La reconquête de Paris s’achève par la semaine sanglante (21-28 mai 1871). Une terrible répression anéantit le mouvement ouvrier.

II Une République encore incertaine

1 Une République conservatrice

Thiers, favorable à la monarchie au début de sa carrière, se prononce en faveur d’une République. L’Assemblée le pousse alors à la démission et élit le 24 mai 1873, le monarchiste Mac-Mahon à la présidence.

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L’ordre moral est une politique conservatrice. Son objectif est de rétablir des valeurs d’ordre et de hiérarchie, en s’appuyant sur l’Église catholique et l’armée.

Le gouvernement est confié au duc de Broglie, chargé de rétablir un ordre ­moral. La fonction publique est épurée, la liberté de la presse réduite et le Sacré-Cœur de Montmartre est bâti pour expier les « crimes » de la Commune.

2 Les progrès républicains

Les monarchistes sont divisés. Le comte de Chambord est discrédité par son refus des principes de 1789 et son attachement au drapeau blanc.

En 1875, trois nouvelles lois constitutionnelles établissent une République parlementaire où le président de la République dispose de pouvoirs étendus.

Pour enrayer la progression du sentiment républicain, Mac-Mahon pousse le président du Conseil, Jules Simon, à démissionner. Il prononce ensuite la dissolution de la Chambre des députés.

Cependant, une nouvelle majorité républicaine est élue à l’Assemblée. Puis en 1879, le Sénat devient républicain. Mac-Mahon démissionne. Il est remplacé par le républicain Jules Grévy. La République est victorieuse.

 

Zoom

Les institutions de la IIIe République

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Les Assemblées élisent le président de la République et contrôlent le gouvernement. Le président de la République dispose de pouvoirs étendus.

Deux lectures des lois sont possibles : l’une conduisant à un pouvoir exécutif fort, voire à une restauration, l’autre à un régime parlementaire.

 

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