Les déterminants du vote

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Classe(s) : Tle ES | Thème(s) : La participation politique
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Les déterminants du vote

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Dans une démocratie, le vote est un élément essentiel de la participation politique.

1Les facteurs du comportement électoral

ALes facteurs écologiques et historiques

 L’écologie électorale vise à établir des corrélations entre les préférences électorales et les caractéristiques économiques, démographiques, culturelles et religieuses d’un espace donné.

 Les approches historiques insistent sur le rôle des événements historiques (la Révolution française, par exemple) comme marqueurs des préférences idéologiques de certaines régions.

BLes variables lourdes du comportement électoral

 De nombreuses enquêtes sociologiques ont permis de mettre en évidence des « variables lourdes » du comportement électoral*. Il ne s’agit pas d’établir des relations mécaniques et absolues mais de constater des régularités statistiques.


Variables


Incidences sur le comportement électoral


la position de classe


L’appartenance à la classe ouvrière a longtemps été prédictive d’un vote à gauche.


la pratique religieuse


En France, les catholiques pratiquants votent traditionnellement à droite.


le patrimoine et le statut professionnel


Un patrimoine économique élevé et le statut d’indépendant sont prédictifs d’un vote à droite.


le sexe


Jusqu’au début des années 1970, les femmes s’abstenaient et votaient plus souvent à droite que les hommes. On observe aujourd’hui une uniformisation des comportements électoraux selon le sexe.


l’âge et l’effet de génération


L’âge affecte surtout le degré de participation électorale : les plus jeunes et les plus âgés s’abstiennent plus fréquemment. La génération influencerait davantage l’orientation idéologique.

 L’impact de ces variables sur le vote évolue. Aujourd’hui, l’appartenance socioprofessionnelle et la religion seraient les variables les plus prédictives du vote.

2L’émergence d’un nouvel électeur ?

AUn accroissement de la volatilité électorale

 Depuis les années 1970, de nombreuses études mettent en évidence une volatilité accrue des comportements électoraux, qui deviendraient de moins en moins prévisibles.

 Sous les effets des transformations structurelles de la société (élévation du niveau de diplôme, féminisation de la population active, etc.), les variables dites lourdes du vote n’auraient plus la même portée explicative.

BUn électeur plus rationnel ?

 Pour certains, il faut y voir l’émergence d’un électeur nouveau, dont les comportements seraient essentiellement déterminés par une logique de rationalité.

 L’électeur, affranchi de l’influence de ses groupes d’appartenance, adapterait son comportement à chaque élection en cherchant à maximiser son intérêt.

 Son choix résulterait donc d’un calcul coûts-avantages établi en fonction de l’offre électorale (candidats, programmes) et des enjeux de l’élection (nationaux, locaux).

 Ces approches accordent donc une plus grande liberté à l’électeur dans la formulation de ses choix et dans sa capacité à construire un vote sur enjeu*.

Conclure

Les variables sociologiques affectent les choix électoraux, mais ne les déterminent pas en totalité : les électeurs agissent de façon rationnelle.

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