Les écritures narratives

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Fiches
Classe(s) : 1re Générale - 1re ST2S - 1re STI2D - 1re STL - 1re STMG | Thème(s) : Le roman et le récit : histoire littéraire et outils d’analyse
 

Le terme récit englobe plusieurs genres qui correspondent à des formes d’écriture narrative différentes et qui dépendent étroitement du contexte historique et littéraire.

I Les genres du récit

Il existe un grand nombre de genres et sous-genres du récit. On peut les répartir en quatre grandes catégories :

Le récit de fiction dans lequel le narrateur (à ne pas confondre avec l’auteur) raconte une histoire fictive à la première ou à la troisième personne. Ce type de récit peut se présenter sous forme longue (roman) ou courte (nouvelle).

Les écritures narratives à la première personne, dans lesquelles le « je » qui raconte est en même temps le narrateur, l’auteur et le personnage principal (autobiographie, journal intime) ou témoin prenant une part importante à l’histoire (mémoires).

La littérature de voyage, qui relate un voyage réellement effectué par l’auteur.

Les chroniques, qui rapportent chronologiquement des événements du réel.

II Les caractéristiques de l’écriture narrative

1 La structure

Tout récit développe une intrigue qui a un début et une fin et se construit sur une succession de péripéties.

À NOTER

L’enchâssement de récits secondaires peut venir complexifier la structure du récit principal.

Le récit de fiction respecte généralement les cinq étapes du schéma narratif : la situation initiale ; l’élément perturbateur ; les péripéties ; le dénouement ; la situation finale.

Dans un roman, l’incipit introduit l’action, dresse le décor, donne le ton. Dans un récit non fictif, l’auteur crée un pacte de lecture, en énonçant plus ou moins clairement ses intentions (dire la vérité, relater des événements vécus, témoigner). Dans les deux cas, il s’agit d’instaurer une relation privilégiée avec le lecteur.

2 Les personnages

Le récit ne peut se passer de personnages, qu’ils soient fictifs ou réels.

À NOTER

Certains personnages sont tellement associés à la valeur qu’ils représentent que leur nom devient un nom commun. Ex. : C’est un vrai rastignac. (= un arriviste, du nom du héros de Balzac).

Dans un récit, les personnages tissent un réseau de relations. Le schéma actantiel en rend compte : le héros, ou sujet, cherche à atteindre un but, l’objet. Dans cette quête, il rencontre des aides, les adjuvants, et des obstacles, les opposants. La quête est commanditée par un émetteur, le destinateur, au bénéfice d’un destinataire qui juge de sa réussite ou de son échec.

On peut aussi étudier les personnages selon un système de valeurs.

III L’importance du contexte

Les récits diffèrent en fonction de la réalité historique qui les voit naître. Mais ils ne donnent pas seulement à voir la réalité d’une époque, ils en proposent une interprétation. Ainsi, le voyageur dans la Lune de Cyrano de Bergerac, auteur français du xviie siècle, et les voyageurs interstellaires de Bradbury, auteur américain du xxe siècle, entreprennent un voyage bien différent : ils s’inscrivent dans des esthétiques distinctes et révèlent des interrogations humaines propres à leur époque respective.