Les espaces maritimes : approche géostratégique

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Classe(s) : Tle S | Thème(s) : La mondialisation, fonctionnement et territoires
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Les espaces maritimes : approche géostratégique

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Comment la mondialisation accroît-elle l’importance géostratégique des mers et des océans ?

1Des espaces aux vocations économiques multiples


chiffres clés 50 000 navires marchands sillonnent la planète, transportant 90 % du volume du commerce mondial.

 Les mers et océans sont riches en ressources halieutiques , minières et énergétiques. Les progrès techniques permettent d’exploiter ces dernières en « offshore » (plateformes pétrolières).

 Dans le cadre de l’économie mondialisée, le transport maritime, bon marché, est une activité essentielle.

 Cette importance croissante renforce le rôle des façades maritimes et accentue la littoralisation des économies. Littoraux et zones portuaires font l’objet d’aménagements, et des espaces sont parfois conquis sur la mer (polders ou terre-pleins) afin d’étendre la surface des villes côtières (Tokyo, Shanghai, Singapour).

2Des zones de tensions

ALe défi de la sécurité maritime

 Pour les États les plus puissants, la sécurisation des voies maritimes est un enjeu crucial pour assurer leur approvisionnement énergétique (exploitation et transport).

 Contraints d’emprunter un certain nombre de points de passage obligés (détroits, canaux), les flux maritimes sont vulnérables et suscitent convoitises et tensions. Cela est vrai dans le détroit de Malacca (par lequel transite un quart du trafic maritime mondial) et au large de la Somalie. La mer est aussi empruntée par les trafiquants et les réseaux d’immigration clandestine.

 La maîtrise militaire de l’espace maritime revêt donc une importance capitale. Avec leur flotte répartie sur toutes les mers du globe, les États-Unis disposent à ce titre de points d’appui sans équivalent.

BDes espaces en plein bouleversement

 À cause du réchauffement climatique, une nouvelle route maritime pourrait s’ouvrir dans l’océan Arctique, contournant le continent américain par le nord jusqu’au détroit de Béring (passage du Nord-Ouest).

 Ceci crée de nouvelles tensions : le Canada considère le passage du Nord-Ouest comme appartenant à ses eaux intérieures, tandis que les États-Unis veulent en faire un détroit international.

3Les tentatives de régulation internationale

La multiplication des revendications souvent concurrentes des États sur les espaces maritimes a rendu nécessaire une approche multilatérale.

ALa zone économique exclusive

 En 1982 est signée à Montego Bay la convention des Nations unies sur le droit de la mer. Les pays développés imposent des amendements et retardent son adoption jusqu’en 1994. Cette convention définit la zone économique exclusive (zee).

 Destinée à trancher les litiges interétatiques, la création de la zee n’a pas mis un terme à la convoitise des États sur les ressources des océans : ainsi, la Russie revendique l’extension de sa souveraineté sur l’océan Arctique.

BLes enjeux environnementaux

 Mers et littoraux subissent les ravages causés par des pollutions multiples : marées noires, rejets industriels toxiques, etc. Par ailleurs, les ressources halieutiques s’épuisent : certaines espèces de poissons sont en voie de disparition.

 Pour tenter d’éviter les dégradations environnementales des mers et océans, l’onu a classé le fonds des mers et des océans « patrimoine commun de l’humanité » (1970). Elle encourage de nombreux pays à fixer des quotas de pêche en fonction des stocks halieutiques et de leurs capacités de renouvellement.

Conclure

Parce que de leur contrôle dépend la maîtrise
des échanges et des flux d’approvisionnement des États, les espaces maritimes constituent un enjeu majeur de la mondialisation.

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