Les espaces transfrontaliers intra-européens

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Classe(s) : 1re Générale | Thème(s) : Les frontières internes et externes de l’Union européenne
 

Au sein de l’espace Schengen, la libre circulation est garantie. Cette spécificité engendre une multiplication de flux transfrontaliers quotidiens. De part et d’autre des frontières internes à l’UE, les espaces s’organisent et se structurent.

I Traverser la frontière au quotidien

1  Les mobilités professionnelles

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Un travailleur transfrontalier est une personne dont le lieu de travail est situé sur le territoire d’un État autre que celui de son État de résidence où il retourne en principe chaque jour ou au moins une fois par semaine.

En 2015, 2 millions de résidents d’un pays européen travaillent au moins une fois par semaine dans un autre pays. Ce chiffre inclut les travailleurs transfrontaliers et les personnes qui se déplacent régulièrement dans le cadre de leur profession.

Les pays les plus peuplés sont ceux qui envoient le plus grand nombre de travailleurs à l’étranger : la France, l’Allemagne, la Pologne et l’Italie. Cependant les « petits » pays d’Europe centrale et orientale se distinguent également, comme la Slovaquie, la Roumanie et la Hongrie.

Ces chiffres ne représentent que 0,9 % de la population active européenne âgée de 15 à 64 ans. Mais dans certaines régions, la part de ceux qui travaillent à l’étranger est bien supérieure (12,2 % dans l’ancienne région Lorraine).

2  Les autres formes de mobilités quotidiennes

Les relations sociales, familiales ou amicales, les études ou encore les loisirs participent aussi du dynamisme transfrontalier. Les étudiants représentent ainsi 28 % des flux transfrontaliers de la France vers la Belgique.

D’autres mobilités s’expliquent par un différentiel des prix : coût de la vie, taux de change, taxation de certains produits – par exemple, les cigarettes, plus taxées en France que dans les pays limitrophes.

 

 

 

INFO + Les travailleurs à l’étranger de l’UE

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La France est le pays de l’UE qui envoie le plus de travailleurs à l’étranger.

438 000 Français travaillent ainsi au moins une fois par semaine dans un autre pays de l’UE.

Ces travailleurs représentent 1,5 % de la ­population active française.

 

II Encourager les mobilités transfrontalières

1  La coopération transfrontalière

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Créé en 1975, le Fonds européen de développement économique régional a pour objectif de favoriser le développement de l’UE, en réduisant les écarts économiques et sociaux entre les régions.

Depuis 1989, des programmes de coopération transfrontalière sont financés par l’UE, au titre du FEDER. Ils représentent une enveloppe d’environ 10 milliards d’euros sur la période 2014‑2020.

Le programme Interreg finance ainsi des projets transfrontaliers économiques et environnementaux.

En 2006, l’UE a créé les groupements européens de coopération territoriale (GECT). Souvent constitués de collectivités régionales ou locales, ce sont des organismes territoriaux permettant de favoriser les échanges transfrontaliers.

2  Des infrastructures et équipements communs

Alors que la voiture reste le principal mode de transport transfrontalier, on assiste au développement des transports en commun. Depuis 2017, un tram relie par exemple Strasbourg, en France, à Kehl, en Allemagne.

Des équipements publics peuvent également être mutualisés au-delà de la frontière. C’est le cas de l’hôpital de Cerdagne géré par la Catalogne et la France.

 

Zoom

L’eurodistrict trinational de Bâle

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L’eurodistrict trinational de Bâle est une association de collectivités transfrontalières d’initiative locale. Créé en 2007, il regroupe 206 communes suisses, françaises et allemandes, et developpe des infrastructures communes.