Les États-Unis et le monde depuis 1991 : unique superpuissance ?

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Classe(s) : Tle ES - Tle L | Thème(s) : Les chemins de la puissance : les Etats-Unis et la Chine depuis 1918
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Les États-Unis et le monde depuis 1991 : unique superpuissance ?

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(>dépliant,VIIetVIII)

Après l’effondrement de l’URSS, les États-Unis sont-ils devenus l’unique superpuissance ?

1La fin de la guerre froide :
l’« hyperpuissance » américaine (1991-2001)

AUne puissance sans rival

 La suprématie des États-Unis est d’abord militaire (50 % de l’armement nucléaire) et diplomatique. La disparition du bloc soviétique en 1991 leur permet d’accroître leur influence : les anciens États socialistes adhèrent à l’otan.

 Au plan économique, les États-Unis sont le moteur de la « troisième industrialisation ». Au plan culturel, ils dominent les moyens d’information et les médias mondiaux.

 Après l’effondrement de l’urss, Hubert Védrine, ministre français des Affaires étrangères de 1997 à 2002, qualifie les États-Unis d’« hyperpuissance ».

BLes gendarmes du monde

 Les États-Unis interviennent quand ils estiment que leurs intérêts sont menacés, comme lors de la guerre du Golfe en 1991 (>fiche28). George Bush défend alors l’idée d’un « nouvel ordre mondial », encadré par l’onu et fondé sur le droit international.

 Sous Clinton (1993-2001), les États-Unis se veulent l’arbitre des conflits (hard power, politique d’« enlargement »).

2De l’hégémonie à l’unilatéralisme (2001-2009)

ALa superpuissance attaquée…

 Les attentats du 11 septembre 2001 provoquent l’effroi. Les Américains craignent d’être devenus des cibles.

 Ces attentats sont à l’origine d’un tournant dans la politique extérieure américaine. Le président George W. Bush définit un « axe du Mal » à combattre, formé par les pays qu’il accuse de participer au terrorisme international (les « États voyous »).

B… et discréditée (>fiche28)

 Les États-Unis et leurs alliés, sous mandat de l’onu, envahissent l’Afghanistan en octobre 2001 pour en chasser les talibans. Mais en 2003, c’est sans l’approbation de l’onu que George W. Bush attaque l’Irak, instaurant ainsi une politique unilatérale.

 Après des victoires rapides, l’armée américaine s’enlise en Irak et en Afghanistan, minés par la violence et l’instabilité.

3La superpuissance à l’aube du XXIe siècle

ALes États-Unis demeurent la première puissance

 La puissance économique s’appuie sur le marché de consommation le plus vaste du monde dans le cadre de l’alena conclu avec le Canada et le Mexique en 1994. Par ailleurs, les États-Unis utilisent les instances internationales comme l’omc pour faire respecter leurs intérêts.

 Le modèle culturel américain fédère une population pleine de contrastes et d’inégalités. Il continue à se diffuser dans le monde par l’intermédiaire du cinéma, de la télévision et d’Internet (soft power).

 Les États-Unis ont une avance technologique considérable : ils investissent dans la recherche (nasa), dans les technologies de la communication et dans de grandes universités (smart power).

BUne superpuissance contestée et limitée

 La pauvreté touche 13 % de la population, notamment des « travailleurs pauvres » sans protection sociale. L’économie est concurrencée par les pays ateliers d’Asie du Sud-Est.

 Les États-Unis sont dépendants de l’extérieur aux plans énergétique (hydrocarbures) et financier (fort endettement).

L’anti-américanisme conteste l’impérialisme des États-Unis et leur politique peu soucieuse de l’environnement.

Conclure

À défaut d’être une hyperpuissance, les États-Unis restent l’unique superpuissance économique, politique et culturelle. Mais leur hégémonie est de plus en plus critiquée et concurrencée.

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