Les facteurs d’inégalités

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Classe(s) : Tle ES | Thème(s) : Classes, stratification et mobilité sociales
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Les facteurs d’inégalités

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Comment peut-on expliquer les inégalités en France ? Pourquoi certaines catégories sociales sont-elles plus exposées que d’autres ?

1Des facteurs multiples qui se cumulent

ADes facteurs multiples

 Il n’existe pas un mais des facteurs multiples d’inégalités, parmi lesquels l’origine et l’appartenance sociale (cadre/ouvrier, par exemple) constituent de puissants facteurs de discrimination et entraînent un accès inégal à la scolarité, à l’emploi, au logement et aux loisirs (>fiche23).

 Le genre (masculin/féminin) reste aussi un puissant facteur de discrimination, alors même que l’égalité est affirmée, que ce soit dans le domaine scolaire, professionnel, familial ou politique.

BUn processus cumulatif

 Les inégalités sont très souvent interdépendantes. Elles se cumulent et « font système » : elles s’engendrent réciproquement en se renforçant, enfermant les individus dans un cercle vicieux d’inégalités.

 Elles forment un processus cumulatif au terme duquel les privilèges s’accumulent à l’un des pôles de l’échelle sociale, tandis qu’à l’autre pôle se multiplient les handicaps.

 Elles contribuent au maintien d’une certaine hérédité des positions sociales, car elles tendent à se reproduire.

2Les populations les plus touchées

ALes inégalités hommes/femmes


chiffres clés En 2012, on ne compte que 26,9 % de femmes à l’Assemblée nationale et 22,1 % au Sénat. En 2009, moins de 2 dirigeants de société salariés sur 10 sont des femmes.

 Les inégalités de genre illustrent ce processus cumulatif, car même si elles ont des formes diverses, c’est le genre (masculin/féminin) qui fonde la hiérarchisation et l’inégalité qui en découle. Interdépendantes, ces inégalités se vivent aussi bien à l’école que dans la sphère privée, la sphère professionnelle ou dans le domaine politique.

 Les femmes sont ainsi peu représentées, à la fois en politique et dans les postes à responsabilité en entreprise, c’est-à-dire aux niveaux de prise de décision.

 Les femmes ont tendance à anticiper cette réalité : elles s’investiront moins dans leur travail, et plus dans leur famille. En conséquence, leur temps de travail domestique sera plus élevé. En retour, il est peu probable que leur entreprise leur propose un poste à responsabilité, car elles ne seront pas assez disponibles. Les inégalités professionnelles entraînent et renforcent des inégalités familiales qui à leur tour influencent les inégalités dans la sphère du travail.

BLes catégories sociales vulnérables

 Plus durement touchés par la crise, les jeunes connaissent des difficultés plus ou moins grandes d’insertion sur le marché du travail (chômage, emplois précaires). Ils sont moins bien payés et subissent notamment les hausses de coût du logement qui les pénalisent. En 2011, 22 % des actifs de moins de 24 ans sont au chômage, contre 6,3 % des 50 ans et plus, et seuls 48,8 % des jeunes salariés de moins de 25 ans sont en cdi, contre 93,6 % chez les 50 ans et plus.

 En général moins bien logés que l’ensemble des ménages, les immigrés ont des revenus nettement plus faibles que le reste de la société et sont davantage touchés par la pauvreté. Les étrangers sont par ailleurs plus exposés au risque de chômage.

 Les personnes handicapées sont confrontées à de nombreux obstacles, que ce soit face à l’emploi, à l’accès au logement ou dans l’accès à l’éducation.

Conclure

Les inégalités sont largement interdépendantes ; elles forment un processus cumulatif qui tend à enfermer certaines catégories d’individus dans un cercle vicieux.

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