Les flux de mobilité sociale

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Classe(s) : Tle ES | Thème(s) : Classes, stratification et mobilité sociales
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Les flux de mobilité sociale

FB_Bac_98606_SesT_ES_031

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5

(>rabats,VI)

Comment les tables de mobilité rendent-elles compte du degré d’égalité des chances dans une société ?

1Lire les tables de mobilité

ATable de destinée des hommes en 2003 (en %)



csp du fils


csp du père


Agriculteur


Cadre


Employé


Ouvrier


Autre


Ensemble


Agriculteur


22


9


9


37


23


100


Cadre


1


53


6


9


31


100


Employé


0


22


17


26


35


100


Ouvrier


1


10


13


46


30


100

Source : insee, Données sociales, 2006.

Cette table permet de savoir ce que sont devenus les fils des membres d’un groupe socioprofessionnel. La table de destinée se lit par ligne de la manière suivante : 22 % des fils d’agriculteurs sont devenus agriculteurs et 22 % des fils d’employés, cadres.

BTable de recrutement des hommes en 2003 (en %)



csp du fils


csp du père


Agriculteur


Cadre


Employé


Ouvrier


Agriculteur


88


8


13


18


Cadre


1


24


5


2


Employé


1


11


14


7


Ouvrier


7


23


49


58


Autre


3


34


19


15


Ensemble


100


100


100


100

Source : insee, Données sociales, 2006.

Cette table permet de connaître l’origine sociale des membres d’un groupe socioprofessionnel. La table de recrutement se lit par colonne de la manière suivante : 88 % des agriculteurs sont fils d’agriculteurs et 11 % des cadres sont fils d’employés.

2Ce que montrent les tables de mobilité

AUne amélioration de l’égalité des chances

 La table de destinée montre que la mobilité verticale ascendante est plus importante que la mobilité descendante. Il y a donc une réelle amélioration de l’égalité des chances.

 En comparant les résultats des deux tables, catégorie par catégorie, on constate que la structure sociale s’est « ouverte par le haut ». En effet, les professions du haut de l’échelle sociale attirent plus de monde : 24 % des cadres sont fils de cadres (recrutement), mais 53 % des fils de cadres sont cadres (destinée). Il y a plus de cadres à la génération des fils (même remarque pour les professions intermédiaires).

 Il y a donc eu mobilité structurelle : par exemple, les fils d’agriculteurs ne pouvaient pas tous rester agriculteurs. À l’inverse, il n’y aurait pas eu assez de fils de cadres pour occuper tous les emplois de cadres.

BUne tendance au déclassement

 Selon l’insee, le rapport (ascendants/descendants) est de 2 pour les personnes nées entre 1944 et 1948. Toutes catégories confondues, un fils a deux fois plus de chances de monter dans l’échelle sociale (par rapport à son père) que d’en descendre. Le rapport n’est plus que de 1,5 pour celles nées entre 1964 et 1968, les chances de monter dans l’échelle sociale sont en conséquence plus faibles.

 Ce déclassement s’explique par un ralentissement de la mobilité structurelle ascendante, alors que le chômage et la croissance faible rendent plus difficile l’accès aux emplois qualifiés.

Conclure

Les flux de mobilité ascendante restent plus importants que ceux de mobilité descendante, mais le rapport entre les deux flux se dégrade depuis quelques années.

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