Les formes théâtrales du XIXe siècle à nos jours

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Classe(s) : 1re ES - 1re L - 1re S - 1re STI2D - 1re STMG - 1re ST2S - 1re STL | Thème(s) : Le théâtre, texte et représentation
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Les formes théâtrales du XIXe siècle à nos jours

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Le renouveau des formes théâtrales accompagne une nouvelle conception de la mise en scène.

1Le théâtre au XIXe siècle

ALe drame romantique

 Le drame romantique refuse la règle des trois unités ; seule est conservée l’unité d’action. Les lieux sont nombreux. L’allongement du temps de la fiction permet au personnage d’évoluer au cours de l’action.


info En 1830, la création d’Hernani, drame de Hugo, donne lieu à une « bataille » entre tenants du classicisme et jeunes romantiques. Elle est considérée comme l’acte de naissance du mouvement romantique.

 L’action se déroule sur un fond historique ; les didascalies sont détaillées, les décors sont riches, par souci de la « couleur locale ».

 Le principe esthétique est le mélange et le multiple. Le comique succède au tragique et au dramatique dans une même pièce. Le grotesque est le mélange du style haut et du style bas. On développe le goût des antithèses.

BLe théâtre naturaliste

 Moins connu mais important parce qu’il nourrit la réflexion sur le théâtre, il s’inscrit dans le mouvement naturaliste de la fin du xixe siècle. (>fiche7)

 Le metteur en scène Antoine cherche à montrer la vie telle qu’elle est : la diction est naturelle, les éléments du réel s’invitent sur la scène. Il fait scandale parce que, dans une de ses pièces, Les Bouchers (1888), il fait accrocher de vraies carcasses animales sur scène.

CLe vaudeville

 À l’origine chanson satirique, puis petite comédie entrecoupée de chansons, le vaudeville s’épanouit au xixe siècle. C’est une comédie légère pleine de rebondissements.

 L’action repose sur le quiproquo et le comique de situation. Feydeau (1862-1921) et Labiche (1815-1888) en sont les représentants.

2Le théâtre au XXe siècle

ALe théâtre de l’absurde

 Il met en scène l’absurdité de la condition humaine, l’absence ou l’impossibilité de la communication. L’action est insignifiante, les personnages sont peu nombreux, les décors presque inexistants ou à valeur symbolique.

 Ce théâtre de dérision révèle nos incohérences et nos contradictions ; il associe comique et tragique et donne à voir un monde privé de sens.

 Ses principaux représentants sont Ionesco (La Cantatrice chauve) et Beckett (En attendant Godot).

BUn théâtre expérimental

 Le théâtre de la seconde moitié du xxe siècle multiplie les expériences : acteurs dans la salle, spectateurs sur la scène ; exhibition du faux, des rouages des machineries, jeux avec l’envers du décor…

 Les réflexions d’Artaud dans Le Théâtre et son double (1938) influencent durablement le théâtre, le Living Theater, par exemple, qui travaille sur le geste, le visuel, le sacré ; la parole (donc le texte) n’est plus privilégiée mais devient un mode d’expression comme un autre.

CLe renouveau de la tragédie

Des auteurs comme Giraudoux (1882-1944) et Anouilh (1910-1987) revisitent les grandes tragédies antiques, montrant ainsi qu’à travers les temps ce sont toujours les mêmes questions que se posent les hommes.

DLe théâtre contemporain

 Il continue de s’interroger sur le langage, de remettre en question les codes du théâtre (Vinaver, Koltès, Novarina, Dario Fo par exemple). Mais il revisite aussi les pièces du répertoire classique.

 Des vidéos, des images peuvent être projetées sur scène, faisant intervenir ainsi différents niveaux de fiction.

Conclure

À la fin du XIXe siècle, avec Antoine, on commence à parler de « metteur en scène », nouvelle fonction qui prend tout son sens au XXe siècle quand le théâtre se fait lieu d’expérimentation et interroge son rapport au texte.

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