Les inégalités sociospatiales dans les villes

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Classe(s) : 2de | Thème(s) : Aménager la ville
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Les inégalités sociospatiales dans les villes

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Comment s’organise l’espace des villes ?

1Les villes du Nord

ALe modèle européen

 Les villes européennes ont souvent le plan suivant :

– le centre rassemble les monuments historiques, les pouvoirs politiques, économiques et la fonction culturelle. « Grignoté » par les bureaux, il devient le quartier d’affaires (ou City) ;

– la périphérie se compose de banlieues pavillonnaires et de « cités-dortoirs ». Certains de ces grands ensembles sont en cours de réhabilitation ou en cours de rénovation.

 Pour faire face à une urbanisation croissante et souvent désordonnée, certains États (dont la France) ont aménagé des villes nouvelles. Les urbanistes ont intégré aux résidences des centres commerciaux, des bureaux, des équipements scolaires, culturels, sportifs et des espaces verts. Mais ces villes, mal entretenues, sont devenues des banlieues défavorisées.

BLe modèle américain

 Les centres anciens abritent des immeubles délabrés où vit une population pauvre (surtout des Afro-américains) et le quartier d’affaires (cbd:Central Business District). Mais depuis peu, certains centres sont restaurés et attirent de nouveau les classes aisées.

 Les classes moyennes et aisées se sont installées en banlieue, dans de vastes zones pavillonnaires, très uniformes, reliées au centre des villes par des autoroutes.

2Les villes du Sud

 Les villes des pays du Sud ont en commun le grand contraste entre les quartiers riches et les quartiers pauvres, et l’importance du secteur informel. Les limites entre les quartiers sont très nettes.

  • Le centre rassemble les gratte-ciel du quartier d’affaires, les grands hôtels, les ambassades et les villas bourgeoises et luxueuses. Il jouxte parfois les bidonvilles.
  • Les cités populaires, où s’élèvent des maisonnettes basses, rassemblent des populations pauvres.
  • Les quartiers résidentiels des classes moyennes sont habités par ceux qui ont un emploi stable.

3Inégalités sociales, inégalités spatiales

ALa ségrégation résidentielle

Le niveau économique des habitants explique les formes d’évolution sociospatiale des villes.

 On assiste aujourd’hui à un retour dans les centres des grandes agglomérations urbaines des ménages à haut capital socioculturel, bénéficiant des réhabilitations progressives de l’habitat existant et d’opérations de rénovation urbaine (c’est la gentrification).

 Des formes extrêmes de ségrégation sociospatiale existent aux États-Unis (gated communities), en Amérique latine et en Afrique du Sud. Ces lotissements privés et sécurisés prennent en charge les espaces collectifs et de loisirs. La ségrégation peut être aussi « ethnique » (États-Unis, Afrique du Sud).

 La composition par âge varie selon la centralité de l’habitat. Ainsi, le centre des villes (où le prix des logements est élevé) est surtout habité par les jeunes actifs célibataires, les couples sans enfants et les personnes âgées.

BLes villes en crise

 Le tiers de la population urbaine de la planète vit dans des bidonvilles (en particulier en Asie). Souvent situées sur de fortes pentes ou dans des zones insalubres (décharges, cimetières), les habitations sont faites à partir de matériaux récupérés. Les habitants n’ont généralement pas accès aux équipements de base (voirie, eau, électricité…).

 Dans les pays développés, la situation économique (chômage) ou la situation d’isolement (divorce, migration) augmente les risques de marginalisation des populations les plus vulnérables (multiplication du nombre de sans-abri).

Conclure

L’étalement urbain contribue à séparer physiquement les quartiers riches des quartiers pauvres.

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