Les limites à l’intégration républicaine

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Classe(s) : 1re Générale | Thème(s) : La IIIe République avant 1914 : projet républicain et société française
 

Les Républicains au pouvoir ont cherché à réduire les ­inégalités sociales. Pourtant la cohésion nationale est inachevée en 1914. Quelles inégalités et tensions demeurent dans la société française ?

I L’évolution de la place des femmes

1 Le travail féminin

La société française reste patriarcale. Une femme est d’abord une épouse et une mère. Ouvrières dans l’industrie textile, les femmes s’orientent peu à peu vers le tertiaire (employées de magasin, domestiques, institutrices…).

Les femmes commencent à accéder aux diplômes supérieurs et aux métiers réservés aux hommes. En 1906, Marie Curie est la première femme à enseigner à la Sorbonne. Cependant, les salaires féminins sont inférieurs de 50 % aux salaires masculins en 1913.

2 Le mouvement féministe

Hubertine Auclert et Marguerite Durand revendiquent des droits civils et le droit de vote. Ce sont les suffragettes. Madeleine Pelletier plaide en faveur d’une réelle égalité des sexes mais reste marginale.

Une majorité d’hommes refuse de leur accorder le droit de vote, prétextant que leur soumission au clergé pourrait en faire des ennemies de la République.

II Les difficultés du monde rural

1 Le modèle rural français

Le poids de la paysannerie est considérable (55 % de ruraux en 1911). La petite propriété paysanne apparaît comme le modèle économique et social.

Les républicains ont veillé à se rallier les campagnes. La paysannerie apprécie la stabilité économique et politique, les progrès sociaux.

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La politique protectionniste consiste à protéger l’économie d’un pays contre la concurrence étrangère au moyen de mesures tarifaires (droits de douane) et non tarifaires (quotas, subventions…).

L’agriculture est protégée de la concurrence étrangère par les tarifs protectionnistes (1892).

2 Les mutations dans les campagnes

Le Nord connaît une certaine modernisation (mécanisation et engrais chimiques). Le Sud et l’Ouest conservent des pratiques agraires traditionnelles, les rendements sont plus faibles.

Les conditions de vie et de travail des ouvriers agricoles restent particulièrement difficiles. Ils sont nombreux à migrer vers la ville.

En 1907, dans le Languedoc, une crise de surproduction viticole entraîne une violente révolte. Les manifestations sont réprimées par le gouvernement.

III La question ouvrière et le mouvement ouvrier

1 Des conditions de vie difficiles

Un prolétariat se développe avec des ouvriers non qualifiés, travaillant en usine. Une conscience de classe naît d’un sentiment d’exploitation et de conditions de vie précaires. Elle entraîne la formation de syndicats et des grèves.

Les revenus progressent lentement et donnent accès à une nourriture plus variée, des divertissements, des logements plus sains, en banlieue notamment.

2 La question sociale

À partir de 1904, la France connaît une vague de grèves sans précédent. Elles font parfois suite à des catastrophes (explosion de la mine de Courrières, plus de 1 000 morts, 1906). Les réformes sociales restent timides : lois sur les retraites, congé hebdomadaire en 1906. Les conditions de sécurité s’améliorent avec la loi de 1898 sur les accidents de travail.

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Le paternalisme est la conception selon laquelle les rapports entre patrons et ouvriers doivent être régis par les règles de la vie familiale : affection réciproque, autorité et respect.

Des patrons pratiquent une politique paternaliste et garantissent aux ouvriers des logements (Schneider, patron des usines métallurgiques du Creusot).

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