Les marchés concurrentiels

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Fiches
Classe(s) : 1re STMG | Thème(s) : Les marchés des biens et services sont-ils concurrentiels ?

Un marché est dit « concurrentiel » s’il est composé d’une multitude d’acheteurs et d’offreurs sans qu’un offreur soit en position d’influencer le niveau des prix de vente des biens et services. S’il y a quelques offreurs et une multitude de demandeurs, c’est un oligopole. S’il y a un seul offreur et une multitude de demandeurs, on parle monopole. S’il y a un seul acheteur pour plusieurs offreurs, c’est un monopsone.

On dit qu’un marché fonctionne idéalement suivant les règles de la concurrence pure et parfaite s’il respecte les hypothèses suivantes :

atomicité du marché. Cela signifie qu’il y a une multitude d’offreurs et de demandeurs comme c’est le cas, par exemple, sur le marché mondial du café. Le marché de l’armement, lui, ne respecte pas cette hypothèse car seule la force publique est légitime. Donc au niveau national, il n’y a bien souvent qu’un seul client sur ce marché : l’État pour l’armée ;

l’homogénéité des produits et des services. Cela signifie que les offres sont strictement identiques et substituables. Dans la réalité, c’est rarement le cas car les entreprises cherchent à différencier leur offre de celles des concurrents pour s’attirer les faveurs des clients. Les slogans publicitaires sont utilisés dans ce but ;

la transparence des marchés. Elle implique que les informations sur toutes les offres et toutes les demandes soient accessibles de façon transparente à tous les acteurs du marché. Le but serait qu’ils puissent prendre des décisions rationnelles et optimales. Dans la réalité, pour les entreprises, les prix pratiqués en fonction de la « taille » de leurs clients est un secret. Si les concurrents avaient ce type d’information, ils pourraient ajuster leur stratégie de prix pour gagner des parts de marché ;

la libre entrée et libre sortie sur le marché. Selon cette hypothèse, les entreprises doivent pouvoir entrer ou sortir d’un marché sans coût pour proposer ou retirer une offre. La réalité est différente. Sur le marché des produits pharmaceutiques, par exemple, la qualité de pharmacien est nécessaire pour pouvoir vendre des médicaments. De plus, les industriels du secteur pharmaceutique doivent obtenir une autorisation de mise sur le marché de leurs produits ;

la parfaite mobilité des facteurs. Les facteurs de production devraient aller librement là où l’espérance de profit est la plus forte. Dans la réalité, malgré des territoires économiquement sinistrés, la mobilité des travailleurs est relative.

La concurrence imparfaite est la réalité la plus fréquente des marchés qui ne respectent pas les hypothèses précédentes. Dans cette situation, le prix de marché ne correspond pas au coût marginal de production. La situation est sous-optimale, des offres et des demandes ne sont pas satisfaites.

Il est important de définir, quand on étudie un marché, « le marché pertinent ». C’est-à-dire le marché sur lequel porte la concurrence entre des offres comparables pour détecter l’apparition de monopole ou de cartel.

Définition

Un cartel est un ensemble d’entreprises sur un marché oligopolistique qui s’entendent pour contrôler les prix et se partager un surprofit.

Sur un marché concurrentiel, l’élasticité de l’offre et de la demande est d’autant plus grande que le marché est large et qu’il existe des offres substituables. Quand deux offres sont substituables, la variation du prix d’un produit influence les quantités consommées d’un autre produit.

Exemple

On peut considérer que le thé est substituable au café. Pour mesurer si deux offres A et B sont substituables ou complémentaires, on calcule l’élasticité croisée des produits.

Tableau de 1 lignes, 1 colonnes ;Corps du tableau de 1 lignes ;Ligne 1 : Élasticité croisée Da/pb = Taux de variation de la quantité demandée de A/Taux de variation des prix de B.;

Si cette élasticité est supérieure à 0, alors les produits sont substituables ; l’augmentation du prix de A entraîne la hausse de la consommation de B. Si elle est inférieure à 0, les produits sont complémentaires ; la hausse du prix de A entraîne la baisse de la consommation de B.

La rivalité des entreprises entraîne la disparition des entreprises les moins performantes dont les coûts sont trop élevés pour être rentables par rapport à la taille de leur marché.

Au contraire, les entreprises les plus performantes augmentent de taille pour répondre à une demande croissante.

Ainsi une sélection naturelle s’opère sur les marchés et se traduit par la diminution du nombre d’entreprises qui offrent leurs produits sur le marché des biens et services. En France, il y avait plusieurs constructeurs automobiles, il n’en reste plus que deux : le groupe Renault et le groupe PSA Peugeot Citroën.

La concurrence sur les marchés peut conduire à une concentration des secteurs d’activité puis à une situation de monopole. La concentration du marché peut être calculée par divers indicateurs dont l’indice de Gini qui rapporte les parts de marché cumulés des petites entreprises aux parts de marché des grandes. Plus simplement, on peut observer la part de marché cumulé des plus grandes entreprises. Si elles sont très peu nombreuses et qu’elles détiennent plus de 50 % du chiffre d’affaires du marché, alors le secteur est concentré.

Un marché monopolistique n’est pas favorable aux demandeurs. Le monopoleur fixe lui-même son prix sur le marché puisqu’il n’y a pas de concurrent les demandeurs sont obligés de l’accepter. Cela peut générer une rente appelée « surprofit » pour l’entreprise en situation de monopole et un gaspillage de ressource pour l’économie.

Sur un marché concurrentiel au contraire, la recherche de la performance pousse en principe les entreprises au progrès technologiques pour différentier leurs offres. Cela entraîne normalement une baisse des coûts de production ou/et un accroissement de la qualité de l’offre en supprimant le surprofit car le prix de marché tend vers le coût marginal.

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