Les mouvements littéraires du XXe siècle

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Classe(s) : 1re ES - 1re L - 1re S - 1re STI2D - 1re STMG - 1re ST2S - 1re STL | Thème(s) : Les mouvements littéraires
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Les mouvements littéraires du XXe siècle

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Le XXe siècle, marqué par deux guerres mondiales, connaît un grand nombre de mouvements d’idées. On peut les regrouper autour de trois grands courants.

1Le surréalisme

Les premiers écrits surréalistes datent de 1919, le mouvement connaît son apogée dans l’entre-deux-guerres et se termine en 1960, trois ans après la mort de son principal représentant André Breton.


citation « Surréalisme, n. m. Dictée de la pensée, en l’absence de tout contrôle exercé par la raison, en dehors de toute préoccupation esthétique ou morale. » A. Breton, 1924

APrincipales caractéristiques

C’est un mouvement qui se veut révolutionnaire et remet en cause les codes de l’écriture et de la littérature. Il est influencé par les écrits de Freud sur le rêve et l’inconscient. Le rêve l’emporte sur le réel et priorité lui est donnée : l’écriture est collective, automatique.

BLe monde de l’image

L’exploration du langage, du rêve et de l’imaginaire accorde une large place à l’image. Il est donc normal que la poésie (Desnos, Éluard, Aragon) et, particulièrement, la peinture s’en emparent. Des peintres comme Dalí, Chirico, Picabia transforment les éléments du réel en visions oniriques.

2L’existentialisme

Au xixe siècle, le philosophe danois Kierkegaard est le premier à utiliser le mot et à penser l’existentialisme. En France, c’est Jean-Paul Sartre qui l’impose après la Seconde Guerre mondiale.

Nous entendons par existentialisme une doctrine qui rend la vie humaine possible et qui, par ailleurs, déclare que toute vérité et toute action impliquent un milieu et une subjectivité humaine.

Sartre, L’existentialisme est un humanisme, 1946.

APrincipales caractéristiques

L’existentialisme est un courant de pensée essentiellement philosophique. Il met au cœur de sa réflexion l’existence de l’homme qu’il dit libre de ses choix. La subjectivité prime sur l’objectivité, seul l’homme décide de son destin : ce qui le fait homme à part entière est sa capacité à accepter son existence et à lui donner un sens.

BL’absurde

L’accent mis sur la liberté n’empêche pas d’être sensible à l’absurdité d’un monde sans Dieu ni raison. Ce sentiment de l’absurde est décliné de différentes manières dans les romans de Franz Kafka et dans ceux de Samuel Beckett, par exemple. On le retrouve dans le théâtre dit de l’absurde d’Eugène Ionesco et de Beckett (>fiche25).

3Le Nouveau roman

Le Nouveau roman ne constitue pas une école à proprement parler, il réunit un groupe d’écrivains publiés aux éditions de Minuit, dans les années 1950-60.

APrincipales caractéristiques

Le Nouveau roman se donne pour tâche de déconstruire le roman dit balzacien, constitué d’une intrigue racontée par un narrateur omniscient. Les textes, souvent à la première personne, cherchent à rendre la vie telle que l’homme la vit dans sa conscience, avec toutes ses failles et ses incompréhensions (>fiche15).

BAppartenir ou ne pas appartenir au Nouveau roman

Si Alain Robbe-Grillet et Nathalie Sarraute se réclament explicitement du Nouveau roman, le théorisent dans des essais et le mettent en pratique dans leur production romanesque, d’autres ne souhaitent pas entrer sous cette bannière, ou s’en détachent petit à petit (Claude Simon, Beckett).

Conclure

Le surréalisme veut transformer le monde par le rêve. L’existentialisme et l’absurde s’interrogent sur l’homme, le sens ou le non-sens de sa vie. Le Nouveau roman met en récit l’intériorité des personnages.

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