Les particularités de la stratégie des organisations publiques

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Classe(s) : 1re STMG | Thème(s) : Les stratégies des organisations publiques : quelles spécificités ?

Les dirigeants à la tête des organisations publiques disposent de certaines marges de manœuvre dans la définition et la mise en œuvre des stratégies. Les parties prenantes aux missions assurées par les organisations publiques constituent des contraintes ou des appuis supplémentaires aux choix effectués. D’une part, les stratégies des organisations publiques sont dirigées et orientées par le pouvoir politique, qu’il s’agisse des ministres, des présidents des conseils territoriaux ou des maires ; d’autre part, les organisations publiques doivent parfois faire face à l’action de groupes de pression (ou lobbies). Il s’agit de structures organisées pour représenter et défendre les intérêts d’un groupe donné.

À savoir

Un groupe de pression ou groupe d’intérêt est un groupe social plus ou moins bien organisé qui exerce une pression sur les pouvoirs publics afin de défendre ses intérêts particuliers, qu’ils soient économiques, matériels, financiers, humanitaires ou moraux. Il peut chercher à promouvoir une évolution des lois ou des changements politiques qui leur sont favorables ou à les empêcher s’ils leur sont défavorables.

Exemple

Les missions de service public confiées à l’établissement public de l’Opéra national de Paris sont définies par décret. Ces missions sont les suivantes :

rendre accessibles au plus grand nombre les œuvres du patrimoine lyrique et chorégraphique ;

favoriser la création et la représentation d’œuvres contemporaines, tant à Paris qu’en province ou à l’étranger ;

contribuer à la formation et au perfectionnement des chanteurs, des danseurs et des chefs de chant ;

participer au développement de l’art lyrique et chorégraphique en France.

De plus, le dirigeant d’une organisation publique doit respecter la procédure budgétaire, partager son pouvoir de décision (principe de séparation de l’ordonnateur et du comptable…) et se plier aux multiples règles qui restreignent sa liberté d’action : un proviseur de lycée, par exemple, n’est pas maître des investissements réalisés dans l’établissement qu’il dirige. Il doit obtenir l’aval (et les moyens) des autorités régionales dont il dépend dans ce domaine.

#vidéo

Quelle conception de l'action publique ?

foucherconnect.fr/19pbstmg62

Focus sur…

Quelles sont les différences entre un EPA et un EPIC ?

Les établissements publics administratifs (EPA) sont des structures relativement autonomes qui dépendent, le plus souvent, d’un ministère. Il en existe beaucoup : Météo France, de nombreux musées, certaines écoles d’enseignement supérieur (Polytechnique, École des mines…), les parcs nationaux, Pôle emploi, etc.

Les établissements publics à caractère économique et commercial (EPIC) : l’utilisation de leurs services est souvent payante (SNCF, RATP, Opéra de Paris…). D’anciens EPIC sont devenus des sociétés privées mais l’État détient toujours une partie de leur capital car, bien que les EPIC soient soumis à la concurrence comme les traités européens les y obligent, leur activité principale reste du domaine public (la Poste, EDF, Paris Aéroports…).

En définitive, la liberté d’action des dirigeants dépend avant tout du type d’organisation publique concernée. La Cour des comptes vérifie l’emploi des fonds publics et sanctionne les manquements à leur bon usage.

Exemple

Entre 1982 et 1995, le Comité permanent amiante, créé et financé par des industriels du secteur, agit, notamment auprès des décideurs publics, pour encourager l’utilisation de l’amiante et éviter son interdiction. Pendant 12 ans, la politique de santé publique en matière d’amiante est entièrement confiée à ce comité de lobbying qui cherche à minimiser les risques de ce matériau pour la santé.

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