Les politiques de l’emploi

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Classe(s) : Tle ES | Thème(s) : Travail, emploi, chômage
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Les politiques de l’emploi

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Comment lutter contre le chômage, qui représente un coût économique, financier, humain et social très élevé ?

1Relancer la croissance pour lutter contre le chômage keynésien

ALe chômage keynésien

 Pour John Maynard Keynes (1883-1946), la demande de travail dépend du niveau de production que souhaitent réaliser les entreprises, qui dépend lui-même de la demande effective (demande anticipée par les entrepreneurs) (>dépliant,VII).


citation « Le plein emploi ou même une situation voisine du plein emploi est rare autant qu’éphémère. » J. M. Keynes, 1936

Le chômage s’explique alors par des salaires tropfaibles. Si le salaire représente un coût, il constitue également un élément du revenu des ménages qui leur permet de consommer.

 L’équilibre sur le marché du travail peut être un équilibre de sous-emploi (situation dans laquelle le niveau des offres d’emploi est inférieur à celui des demandes d’emplois).

BLes politiques de relance

 L’État doit alors intervenir par des politiques de relance :

– augmentation de la demande des ménages (hausse des revenus, baisse des impôts…) ;

– augmentation de la demande des entreprises (baisse des taux ­d’intérêt, hausse du taux de marge…) ;

– augmentation de la demande de l’État en utilisant le déficit ­budgétaire.

 Ces politiques ne fonctionnent pas quand la demande porte sur des produits importés ou quand les entreprises augmentent leur production grâce à des gains de productivité. Si ces gains sont supérieurs à la croissance du pib, il y aura destruction et non création d’emplois.

2La flexibilité, une réponse au chômage classique ?

Pour les libéraux, le chômage s’explique par des rigidités sur le marché du travail, qu’il faut supprimer.

 La lutte contre le chômage passe alors par une plus grande rigueur salariale (remise en cause du salaire minimum, baisse des cotisations sociales).

 La flexibilité est une politique de gestion de la main-d’œuvre, mise en place dans les entreprises pour adapter la production et l’emploi correspondant aux fluctuations de la demande (intérim, contrats à durée déterminée…).

 Ces politiques libérales se heurtent à des limites économiques (baisse des salaires qui peut freiner la demande) et sociales (pauvreté, exclusion, précarité).

3Agir sur les flux du marché du travail

 Les politiques « passives » considèrent le niveau de l’emploi comme donné. Elles ne cherchent pas à agir sur celui-ci mais à corriger les effets négatifs du chômage. En revanche, les politiques « actives » cherchent à agir positivement sur le niveau d’emploi en créant des emplois.

 Les politiques de l’emploi peuvent chercher à diminuer l’offre de travail (population active) ou à ralentir sa hausse en allongeant les études des jeunes, en baissant le nombre de travailleurs âgés et en proposant des mesures incitatives pour diminuer l’activité féminine.

 Les politiques de l’emploi peuvent chercher à augmenter la demande de travail en diminuant le coût du travail, en favorisant le partage du travail, en flexibilisant le travail (hausse des cdd, de l’intérim…) et en créant des emplois aidés dans le secteur public ou associatif.

 Les politiques de formation regroupent l’ensemble des mesures dont l’objectif est d’améliorer la qualification des actifs afin de leur permettre de retrouver un emploi ou de conserver celui qu’ils occupent : formation professionnelle, formation scolaire…

Conclure

Depuis une vingtaine d’années, les gouvernements successifs ont multiplié les mesures pour l’emploi, ce qui rend aujourd’hui la politique de l’emploi française difficilement lisible et en partie inefficace.

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