Les racines des conflits au Proche et au Moyen-Orient (1918-1945)

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Classe(s) : Tle ES - Tle L | Thème(s) : Le Proche et le Moyen-Orient, un foyer de conflits depuis la fin de la Première Guerre mondiale
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Les racines des conflits au Proche et au Moyen-Orient (1918-1945)

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Comment les particularités de cette région et les évolutions qu’elle connaît dans la première moitié du XXe siècle en font-elles une zone instable ?

1Une région stratégique et convoitée

AUne région carrefour…

 Le Proche-Orient – situé sur la bordure méditerranéenne – et le Moyen-Orient – centré sur le golfe Persique et la Mésopotamie sont la zone carrefour entre l’Asie, l’Europe et l’Afrique.

 Plusieurs détroits constituent des points de passage stratégiques : Bosphore et Dardanelles, détroit d’Ormuz… Le canal de Suez, ouvert en 1869, offre le plus court chemin entre l’Europe et l’Inde.

B… et riche en pétrole

 La richesse pétrolière du Moyen-Orient suscite l’intérêt des puissances européennes depuis la fin du xixe siècle. Mais ce n’est qu’après la Seconde Guerre mondiale que le pétrole devient la première source d’énergie mondiale.

 Attisant les convoitises, le pétrole contribue à l’instabilité de la région. Mais, tout au long du xxe siècle, il est aussi le principal facteur d’intégration du Moyen-Orient dans l’économie mondiale.

2Une région en manque d’unité

AUn morcellement politique

 Jusqu’au début du xxe siècle, l’Empire ottoman couvre la majeure partie du Proche et du Moyen-Orient. Il est fragilisé par la montée des nationalismes, soutenus et exacerbés par les grandes puissances européennes.

 L’Empire ottoman fait partie des vaincus de la Première Guerre mondiale. Le traité de Sèvres (août 1920) organise son démembrement : il limite la Turquie au plateau anatolien et attribue plusieurs de ses provinces aux Britanniques (Irak, Transjordanie, Palestine) et aux Français (Syrie, Liban) sous forme de mandats.

BDe nombreux clivages culturels et religieux

 Le Proche et le Moyen-Orient sont composés de trois grands ensembles culturels : les mondes arabe, turc et iranien. Ils sont le berceau des trois grandes religions monothéistes, qui y possèdent leurs villes saintes (Jérusalem, La Mecque, Médine).

 Largement majoritaires, les musulmans sont divisés entre sunnites et chiites. Les sunnites sont les plus nombreux, sauf en Iran, où le chiisme est la religion d’État, et en Irak. D’importantes minorités chiites vivent en Syrie et au Liban.

 Les communautés juives et chrétiennes sont présentes un peu partout. Les minorités chrétiennes sont diverses : maronites au Liban, coptes en Égypte, Arméniens, etc.

3Des aspirations nationales contradictoires

ADes aspirations soutenues par les Occidentaux…

 Au xixe siècle émerge un mouvement nationaliste arabe, qui souhaite la création d’un État rassemblant tous les Arabes (panarabisme). En Europe, le mouvement sioniste créé en 1897 prône l’installation des juifs en Palestine.

 Pendant la guerre de 1914-1918, les Britanniques proposent la création d’un « foyer national pour le peuple juif » (déclaration Balfour, 1917). Mais, parallèlement, ils promettent aux Arabes de favoriser la création d’un État arabe.

B… mais déçues après la Première Guerre mondiale

 Au lendemain de la guerre, les puissances occidentales créent plusieurs États arabes placés sous leur tutelle (mandats) et délimités en fonctions de leurs intérêts.

 Les progrès de l’immigration juive entraînent des affrontements avec les Arabes. Mal soutenus par le Royaume-Uni, les colons juifs déclenchent une insurrection contre les forces britanniques en 1945.

Conclure

La puissance des sentiments nationalistes à l’origine de la dislocation de l’Empire ottoman, la présence britannique de plus en plus contestée, ainsi que l’importance stratégique et économique de la région, font du Proche et du Moyen-Orient une zone fragile et convoitée.

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