Les réécritures du XVIIe siècle à nos jours

Merci !

Fiches
Classe(s) : 1re L | Thème(s) : Les réécritures
Corpus - | Corpus - 1 Fiche
 
Les réécritures du XVIIe siècle à nos jours•1reL

FB_Bac_98608_Fra1_TT_052

52

117

1

Quels sont les enjeux de cet objet d’étude ?

1Que dit le programme ?

L’objectif est de faire réfléchir les élèves sur la création littéraire en l’abordant sous l’angle des relations de reprise et de variation par rapport aux œuvres, aux formes et aux codes d’une tradition dont elle hérite et dont elle joue.

On leur fait ainsi prendre conscience du caractère relatif des notions d’originalité et de singularité stylistique, et du fait que l’écriture littéraire suppose des références et des modèles qui sont imités, déformés, transposés en fonction d’intentions, de situations et de contextes culturels nouveaux.

On aborde dans cette étude les questions de genre, de registre et d’intertextualité et on travaille sur les phénomènes de citation, d’imitation, de variation et de transposition.

Ce travail sera l’occasion d’entrer plus avant dans l’atelier de l’écrivain, mais aussi d’aborder l’œuvre dans son rapport au contexte historique et social qui la détermine.

Extrait du B.O.

2Quels grands axes se dégagent ?

A« Réécritures » et intertextualité

 Le mot « texte » vient du latin textus qui signifie «tissu», « trame ». Cette étymologie nous rappelle que le texte est matière, qu’il est composé de multiples éléments et que c’est la manière dont ces éléments sont mis ensemble qui en font la singularité et l’éclat.

 On parle d’intertextualité quand apparaissent dans la matière du texte, de manière explicite ou non, des références, des traces, des influences d’autres textes : les textes s’entrecroisent pour former un nouveau texte, ainsi que l’écrit Julia Kristeva : « Dans l’espace d’un texte plusieurs énoncés pris à d’autres textes se croisent et se neutralisent. »

 On arrive à l’idée que toute écriture réécrit quelque chose qui a déjà été écrit, que ce soit de manière inconsciente ou de manière volontaire. L’originalité d’un écrivain réside alors dans sa manière singulière d’écrire après les autres, mais aussi avec les autres.

BLes formes de réécriture

Il existe différents types de réécritures (>fiche46). On peut les regrouper en trois catégories.

 L’intertextualité proprement dite regroupe la citation, le plagiat et l’allusion.

 L’hypertextualité, dérivation d’un texte à partir d’un texte antérieur, regroupe le pastiche, la parodie et, de manière large, tout texte issu d’une transformation d’un autre texte, que ce soit par transposition ou imitation.

 La métatextualité désigne tout commentaire qui unit un texte à un autre sans obligatoirement le citer.

CLes strates de l’écriture

 L’homme n’écrit, ne parle que de lui, de ses rapports avec les autres, et avec le monde. Lisez l’Iliade et l’Odyssée, lisez les textes les plus anciens, vous serez dépaysés, mais vous comprendrez parce que les questions essentielles sont toujours les mêmes ; seules les manières de les traiter diffèrent selon les époques.

 On arrive alors à l’idée que tout texte se lit dans un réseau de textes. Un texte n’est jamais seul (>fiche45). Il se lit aussi dans son épaisseur. Cette lecture active suppose, bien sûr, une solide culture littéraire.

DQu’entend-on par « imitation » ?

L’imitation est souvent présentée de manière péjorative. Il ne faut pas copier, nous dit-on. Il nous faut donc reposer le problème autrement pour comprendre la portée du concept d’imitation en littérature, et de manière plus générale dans les arts (>fiche45).

Conclure

Une bonne connaissance de l’histoire littéraire et des auteurs vous permet de repérer les phénomènes d’intertextualité. N’oubliez pas de mettre en œuvre ces connaissances lors de vos commentaires de textes.

>>