Les revenus et leur répartition

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Classe(s) : Séries tertiaires | Thème(s) : La régulation économique

Les revenus proviennent de la participation des agents économiques à la production. Leur répartition comportant des inégalités, l’État intervient pour les corriger sous forme de fiscalité et de transferts sociaux.

 1 La typologie de revenus


L’activité professionnelle crée des richesses (valeur ajoutée) qui permettent la rémunération des facteurs de production (travail, capital), sous la forme de salaires, de profits, de loyers…

Les ménages reçoivent des revenus primaires pour leur contribution à la production. Selon l’Insee, la répartition des revenus primaires en 2015 est la suivante : 73,6 % pour le travail et les activités salariées ; 18,6 % pour les revenus mixtes de l’entrepreneur individuel ; 7,2 % pour le patrimoine et le capital investi.

Revenus primaires

Revenu du travail (ou d’activité)

Revenus du capital (ou de la propriété)

Revenus mixtes (travail + capital)

Contrepartie du travail :

 salaires, heures supplémentaires, primes (salariés) ;

 traitements (fonctionnaires)…

Contrepartie du patrimoine :

 loyers perçus (propriétaires) ;

 intérêts (épargnants) ou dividendes (actionnaires)…

Rémunération des indépendants :

 bénéfices (industriels, artisans, agriculteurs, commerçants) ;

 honoraires (notaires, médecins, avocats)…

Des revenus secondaires ou de transfert sont versés aux ménages par l’État, les organismes sociaux de Sécurité sociale et la caisse d’allocations chômage pour assurer divers risques : santé, vieillesse, maternité, famille, emploi, exclusion sociale. Les prestations sociales comprennent les allocations-­chômage, les pensions de retraite, les indemnités liées à la perte d’un emploi…

 2 Le revenu disponible


Le revenu disponible désigne la part du revenu primaire après déduction des prélèvements obligatoires, dont dispose un ménage pour consommer ou épargner. Il permet de mesurer le niveau de vie des ménages.

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Les prélèvements sociaux regroupent les cotisations salariales et patronales prélevées sur les revenus primaires et reversées à la Sécurité sociale, aux caisses d’allocations chômage et de retraite. Les prélèvements fiscaux désignent les impôts, les taxes. Ils financent les services publics (écoles, routes…) et les aides versées aux ménages défavorisés.

 3 Les inégalités de revenus


Les inégalités peuvent résulter de critères variés : âge, sexe, expérience, diplôme, patrimoine, formation, maladie, chômage, conditions de travail… L’indicateur d’inégalités de revenus mesure le rapport entre la rémunération totale des 20 % des ménages les plus aisés, et celle des 20 % des ménages les plus modestes. Il évalue l’écart des revenus après redistribution.

À retenir

La lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale est un objectif majeur de l’État qui veille à réduire les inégalités de revenus.

L’indicateur de pauvreté en conditions de vie ou privation matérielle mesure la pauvreté « absolue » correspondant à l’exclusion de consommations de base. Selon l’Insee, 14 % de la population française vit actuellement sous le seuil de pauvreté, c’est-à-dire avec moins de 1 002 euros nets par mois. La lutte contre les inégalités répond au double enjeu de justice sociale et d’efficacité économique.

Pour aller plus loin

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