Les sociétés face aux risques

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Classe(s) : 2de | Thème(s) : Gérer les espaces terrestres
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Les sociétés face aux risques

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Quels sont les risques naturels et technologiques majeurs ?

1Qu’est-ce qu’un risque majeur ?

On appelle « risque majeur » un événement aléatoire qui représente un danger important pour des populations, des biens (habitations, usines) et des milieux naturels. Ce risque peut être naturel ou technologique.

 Un risque naturel est un danger climatique, sismique, astronomique violent qui peut se déclencher n’importe où.

 Un risque technologique est lié aux activités humaines et industrielles. La nature des produits utilisés, les procédés de fabrication employés, la proximité des lieux habités ou de grandes voies de communication donnent à ces activités un caractère extrêmement dangereux.

2L’exposition aux risques naturels

ALes risques liés au climat (>dépliant,XIetXII)

 Les mouvements continus des masses d’air et des courants océaniques (comme le courant sud-américain El Niño) amènent :

– des tempêtes ou cyclones, dévastateurs pour les zones peuplées (ouragan Katrina, Louisiane, 2005, 1 800 morts) ;

– des inondations catastrophiques accompagnées parfois de mouvements de terrain (coulées de boue…) ;

– des sécheresses suite à un déficit inexpliqué de pluies (Inde, Afrique).

 Les activités humaines, et notamment les rejets croissants de co2 dans l’atmosphère, semblent renforcer ces phénomènes extrêmes.

BLes risques liés aux mouvements internes de la croûte terrestre (>dépliant,XIetXII)

 La tectonique des plaques déclenche :

– des séismes (Haïti, 2010) ;

– des éruptions volcaniques.

 Certains séismes au large des côtes provoquent des tsunamis qui ravagent les régions côtières (île de Sumatra, Indonésie, 2004).

3Les principaux accidents technologiques

ALes accidents chimiques

1955, Minamata (Japon). Du mercure, rejeté à la mer par une usine de produits chimiques, intoxique la population. On désignera ensuite cette maladie neurologique comme la « maladie de Minamata ».

1976, Seveso (Italie). De la dioxine se répand sur la ville. Des milliers de personnes contractent des maladies graves (lésions cutanées, leucémies…). Le gaz provoque la mort de 77 000 animaux et contamine 1 810 hectares de terres.

1984, Bhopal (Inde). 40 tonnes d’isocyanate de méthyle s’échappent d’une usine de l’Union Carbide. À long terme, la catastrophe aurait fait 500 000 victimes (cancers, cécité…). Le sol et les nappes phréatiques sont toujours contaminés.

2000, Baia Mare (Roumanie). La digue du bassin de rétention de la mine d’or d’Aurul cède, déversant plus de 100 000 m3 d’eau cyanurée dans le cours du Sasar. Le cyanure tue la faune et met en péril l’approvisionnement en eau potable de millions de personnes en Hongrie et en Serbie.

BLes accidents nucléaires

1979, Three Miles Island (États-Unis). L’accident est classé 5 sur l’échelle internationale des événements nucléaires (ines) qui va jusqu’à 7. Des ouvriers sont irradiés.

1986, Tchernobyl (Ukraine). Le bilan est très lourd sur les plans sanitaire (cancers de la thyroïde) et environnemental (sol contaminé). L’accident est classé 7.

2011, Fukushima (Japon). L’accident, une des conséquences du séisme qui a déclenché un tsunami, est classé 7.

CLes marées noires, les dégazages

Les conséquences des marées noires et des dégazages sont dramatiques pour l’environnement(>fiche39). Torrey-Canyon (1967), Amoco Cadiz (1978), Exxon Valdez (1989), Erika (1999) font partie des catastrophes les plus graves.

Conclure

Aucun pays n’est à l’abri de risques naturels ou technologiques.

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