Les techniques de protection sociale

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Fiches
Classe(s) : 1re ST2S | Thème(s) : L'organisation générale du système de protection sociale

Assistance et assurance constituent en France des techniques complémentaires caractérisant et structurant notre système de protection sociale.

A L’assistance

L’assistance a pour objectif d’instaurer une solidarité entre les individus afin de lutter contre les formes de pauvreté. La prestation assure alors un revenu minimum, sous conditions de ressources, mais sans besoin de cotisations, en ne couvrant pas un risque en particulier. Synonyme d’entraide, l’assistance donne lieu à une solidarité nationale ancrée dans l’histoire de notre protection sociale.

Née de la sphère privée et familiale, au départ facultative, l’assistance est mise en œuvre ensuite dans le cadre d’une charité d’église. Les besoins des individus évoluant, elle devient étatique au XVIIIsiècle, avec la création de bureaux de bienfaisance en charge de recevoir les pauvres et de gérer leur droit. En 1905, l’État s’implique davantage, des moyens sont attribués aux communes afin d’appliquer un droit de secours aux indigents.

1945 marque un tournant avec la création de la Sécurité sociale, inspirée en partie par des logiques de solidarité. En 1953, les bureaux d’aide sociale naissent. La loi du 6 janvier 1986 crée les centres communaux d’action sociale (CCAS).

B L’assurance

L’assurance est une technique de protection relevant de la responsabilité, dont l’objectif est de prévenir contre la perte de revenus, conséquence du chômage, de la maladie, de la vieillesse, des accidents du travail. L’individu doit avoir la capacité économique de souscrire à une couverture de protection sociale. Les prestations sociales sont financées par des cotisations prélevées sur les salaires et donc réservées à ceux qui cotisent.

À l’origine, certains individus se regroupaient notamment selon leur corporation afin de mettre en place une solidarité leur offrant une couverture économique de protection. Une participation financière était demandée aux membres, afin de créer un capital commun, qui était ensuite redistribué aux autres membres en ayant besoin.

Au début du XXsiècle, on assiste aux premiers pas d’un système organisé au niveau national : avec l’institution d’un régime d’assurance obligatoire pour les salariés du commerce et de l’industrie, d’autres plus tardives institueront une assurance garantissant les personnes contre les conséquences des risques maladie, famille, invalidité, maternité, vieillesse et décès des salariés.

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