Mesurer des phénomènes électoraux

Merci !

Fiches
Classe(s) : Tle ES | Thème(s) : La participation politique
Corpus - | Corpus - 2 Recap
 
Mesurer des phénomènes électoraux

FB_Bac_98605_SspT_ES_029

29

Savoir-faire

Quels sont les indicateurs des phénomènes électoraux ?

1L’indice d’Alford

AGénéralités

Mode de calcul. L’indice d’Alford se calcule le plus souvent en effectuant la différence entre le pourcentage de votes à gaucheparmi les ouvriers et le pourcentage de votes à gauche dans les autres catégories socioprofessionnelles.

Interprétation. Plus l’indice est élevé et plus la différence entre le vote des ouvriers se distingue de celui des autres catégories sociales, révélant un vote de classe important.

BApplication

doc. Vote à gauche (en %) des ouvriers et de l’ensemble des électeurs


Législatives de 1978


Présidentielles de 1988


Présidentielles de 1995


Présidentielles de 2002


Ouvriers


70


63


49


43


Total des électeurs


53


49


41


43


Indice d’Alford


17


14


8


0

Source : Nonna Mayer, « Que reste-t-il du vote de classe ? Le cas français », Lien social et politique, n° 49, 2003.

 Ces données montrent que l’indice d’Alford diminue continûment en France d’une élection à l’autre. Le vote à gauche des ouvriers se distingue de moins en moins de celui des autres catégories sociales. L’appartenance de classe ne semble donc plus être un élément décisif de l’orientation électorale.

 Le déclin d’un vote de classe chez les ouvriers relève de multiples facteurs dont les effets se conjuguent : la tertiarisation de l’emploi, la crise des industries traditionnelles, la précarisation croissante de l’emploi, le développement du chômage, etc.

2Les indices de la volatilité électorale

 La volatilité électorale est un phénomène difficile à mesurer. La modification du vote d’un électeur entre deux élections peut s’interpréter comme un changement d’orientation politique, mais elle peut aussi être liée à un autre facteur, comme un changement de l’offre électorale. En outre, la mesure de la volatilité est affectée par les variations de l’abstention* d’une élection à l’autre.

 Il existe différentes mesures de la volatilité électorale.

  • Une première méthode consiste à reconstituer les itinéraires de vote entre plusieurs élections pour ainsi dégager une stabilité ou une instabilité des votes.
  • Une seconde mesure de la volatilité (ou de l’indécision) des votes prend appui sur le moment de détermination du vote : plus il est proche de l’élection, plus l’instabilité ou l’indécision électorale est forte.

 Les résultats des enquêtes sur la volatilité des votes indiquent qu’environ 10 % des électeurs modifient leurs choix entre la gauche et la droite entre trois élections.

3Le taux de participation électorale et le taux de mobilisation électorale

 Le taux de participation électorale se mesure en effectuant le rapport entre le nombre de personnes ayant voté à une élection et le nombre d’inscrits sur les listes électorales.

 Le taux de mobilisation électorale* se mesure par le rapport entre le nombre de votants et la population totale en âge de voter. L’intérêt de cet indicateur est qu’il prend en compte les personnes qui ne sont pas inscrites sur les listes électorales.

Conclure

Il existe plusieurs indicateurs, mais les phénomènes électoraux sont de plus en plus difficiles à mesurer.

>>