Motricité et plasticité cérébrale

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Classe(s) : Tle S | Thème(s) : La communication nerveuse
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Motricité et plasticité cérébrale

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Des accidents vasculaires cérébraux localisés dans le cortex moteur peuvent être source de perte de motricité d’ampleur variable. Toutefois, si les lésions sont d’un niveau limité, une récupération semble possible.

1Des cartes motrices propres à chacun

 Le cortex moteur présente une organisation fonctionnelle où chaque zone commande un seul ou un faible nombre de muscles. Il en résulte une carte motrice : certaines zones du corps occupent, au niveau du cortex, une place bien plus grande que d’autres en raison de la complexité et de la finesse des mouvements des zones qu’elles gouvernent (doc.1).

Doc. 1 Carte motrice corporelle du cortex moteur.

 La carte est différente pour chaque individu ; lors du développement, de l’apprentissage post-natal des gestes ou de l’entraînement, les structures corticales peuvent se réorganiser afin de réaliser certains mouvements avec plus de finesse, modifiant ainsi la carte motrice précédente.

 Cette capacité d’apprentissage du mouvement est en relation avec l’existence d’une plasticité cérébrale. Celle-ci s’observe par exemple chez les violonistes, dont la dextérité et la finesse des mouvements des doigts et du bras s’acquièrent au cours de l’apprentissage et de l’entraînement. Ainsi, les violonistes présentent une carte motrice corticale avec la zone de commande du bras et de la main plus volumineuse que la moyenne (doc.2).

Doc. 2 Comparaison d’une région cérébrale du cortex moteur.

Différence relative dans le volume de substance grise (corps cellulaires des neurones) du cortex moteur entre un musicien professionnel, un musicien amateur et un non-musicien.


2Plasticité cérébrale post-lésionnelle

 Lors d’un accident vasculaire cérébral (AVC), souvent lié à l’obstruction d’un vaisseau, le cortex moteur peut être touché, entraînant des paralysies plus ou moins étendues selon les régions atteintes. La paralysie s’observe du côté opposé à la lésion cérébrale et affecte les muscles des membres commandés par la zone endommagée.

 Suite à un AVC, une rééducation fonctionnelle est mise en place. Elle consiste en l’entraînement et la stimulation de la zone paralysée de manière régulière. Si l’AVC a affecté la capacité de langage, un entraînement est réalisé par des exercices d’orthophonie. Les troubles liés à la mobilité des membres sont traités par des exercices d’entraînement à la marche en kinésithérapie, par exemple.

 Cet entraînement peut permettre une réorganisation partielle du cortex cérébral moteur : la zone défaillante est remplacée par des neurones d’une autre zone du cortex. Cela permet un retour partiel voire total de la commande motrice.

 En fonction de l’âge, la plasticité cérébrale, et donc la capacité de récupération, est variable. Plus l’âge est avancé, moins celle-ci est grande.

 Les capacités de remaniement liées à la plasticité cérébrale se réduisent tout au long de la vie, de même que le nombre de neurones. C’est donc un capital à préserver et à entretenir, en particulier par des activités assurant une stimulation cérébrale régulière.

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