Mumbai, la ville de tous les contrastes

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Classe(s) : Tle L - Tle ES | Thème(s) : L'Asie du Sud et de l'Est : les enjeux de la croissance
Corpus Corpus 1
Mumbai, la ville de tous les contrastes

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(>dépliant,XII)

Quels sont les effets socio-spatiaux du développement et de la métropolisation à Mumbai ?

1Une ville cosmopolite et contrastée

AUne ville cosmopolite

 Mumbai doit sa croissance au facteur migratoire autant que naturel. 40 % de ses habitants sont des migrants de l’Inde entière. L’accroissement migratoire représente 50 % de l’accroissement total.

 On y parle un grand nombre de langues : le marathi, langue officielle, mais aussi l’hindi, le gujarati et l’anglais. On y pratique toutes les religions : hindoue (80 %), mais aussi musulmane, chrétienne, sikhe, parsie, bouddhiste, juive…

BUn laboratoire de l’émergence indienne

 Malgré les bidonvilles, le revenu moyen à Mumbai est le triple du revenu national. La ville est le moteur économique principal du pays.

 Mumbai est devenue le laboratoire de l’émergence indienne, où s’élaborent les standards de vie de la classe moyenne indienne.

CUne ville de violents contrastes sociaux

 Mais si Mumbai compte plus de millionnaires que dans le reste du pays, elle abrite aussi les populations les plus pauvres dans des bidonvilles géants : les slums.

 Ces contrastes se traduisent dans l’espace urbain. De puissants processus socio-spatiaux produisent des territoires urbains nettement différenciés.

2Mumbai la riche : la ville de l’émergence

ALes quartiers de standing du sud

 Au sud les quartiers de standing comme Malabar Hill où réside l’élite politique, économique et artistique de la ville.

 À l’extrême sud, on trouve le quartier de standing de la ville moderne : Marine Drive et ses hôtels de luxe.

BLes quartiers d’affaires du centre-nord

 De nouveaux centres d’affaires ont été créés au nord, en complément du cœur historique, saturé : Worli, Bandra Kurla, Oshiwara. Nariman Point est le premier et le plus important des quartiers.

 Ces quartiers se transforment ainsi en centres décisionnels, avec immeubles de bureaux et gratteciel, sièges sociaux des multinationales indiennes et des filiales étrangères.

CLes nouveaux centres décisionnels

 Un troisième centre décisionnel se dessine à Bandra-Kurla, près de l’aéroport, avec hôtels, immeubles et centres commerciaux.

 Des aménagements relient ces quartiers, tel le Bandra-Worli Sea Link, un pont de 5,6 km. Mais l’espace manque.

3Mumbai la pauvre : la ville des slums

ALa Mumbai des slums

 Les slums abritent la moitié de la population dans les espaces interstitiels, marécageux, proches des quartiers industriels.

 Ces poches de pauvreté occupent des espaces très convoités, dans une ville où les concurrences spatiales sont exacerbées. La métropolisation induit une ségrégation spatiale.

BDharavi, bidonville monstre

 Parmi ces slums, Dharavi, l’un des plus grands bidonvilles d’Asie, compte 1 million d’habitants.

 Dharavi est aussi une zone d’activité économique informelle (5 000 unités industrielles : textile, cuir, broderie).

CDharavi, espace convoité

 Mais Dharavi représente aujourd’hui un espace convoité : la tentation est grande d’expulser les pauvres.

 Le « Dharavi Redevelopment Project » prévoit de libérer l’espace pour de fructueuses opérations immobilières.

Conclure

Mumbai est une ville cosmopolite et contrastée, où se côtoient les quartiers modernes de la métropole émergente et les slums caractéristiques d’une ville du Sud.

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