Reconnaître les figures de style

Merci !

Fiches
Classe(s) : 1re ES - 1re L - 1re S - 1re STI2D - 1re STMG - 1re ST2S - 1re STL | Thème(s) : Les procédés littéraires
Corpus - | Corpus - 1 Fiche
 
Reconnaître les figures de style

FB_Bac_98608_Fra1_TT_060

60

xx

2

Identifier les figures de style aide à mieux commenter un texte à condition de les mettre en relation avec l’analyse du sens.

1Les figures de sens

ALes figures d’analogie

Elles créent de nouvelles images en reliant entre elles, par des points communs, des réalités différentes.

 La comparaison. Deux éléments, comparé et comparant, sont mis en relation par un outil explicite. Celui-ci peut être une préposition (comme), une conjonction (de même que, ainsi que…), un verbe (ressembler…), un adjectif (semblable…). Ainsi les albatros, évoqués dans un poème de Baudelaire : « Laissent piteusement leurs grandes ailes blanches / Comme des avirons traîner à côté d’eux ».

 La métaphore est une comparaison sans outil explicite. Elle est filée quand elle se prolonge sur plusieurs vers ou phrases : « Bergère ô tour Eiffel le troupeau des ponts bêle ce matin » (Apollinaire).

 La personnification consiste à donner à des objets les caractéristiques d’êtres humains : « Tu lis les prospectus les catalogues les affiches qui chantent tout haut » (Apollinaire).

 L’allégorie permet de représenter sous une forme concrète une idée abstraite : « […] et l’Angoisse atroce, despotique, / Sur mon crâne incliné plante son drapeau noir. » (Baudelaire).

BLes figures de substitution

Elles substituent un mot à un autre, selon des rapports plus ou moins proches.

 La métonymie. Elle rapproche un mot d’un autre mot ayant avec lui un rapport de contiguïté ou un rapport logique : boire un verre, croiser le fer, une fine lame. La synecdoque est une sorte de métonymie qui permet de dire le tout par sa partie : un trois-mâts.

 La périphrase consiste à substituer au nom qui désigne une personne, un objet ou une abstraction, une expression complexe : l’oiseau de Jupiter= l’aigle.

CLes figures d’atténuation et d’exagération

Elles permettent d’atténuer ou d’amplifier le sens.

 L’euphémisme est une évocation détournée d’un fait pour en atténuer la violence : il est parti au lieu de il est mort.

 La litote permet de dire peu pour dire beaucoup :

« Va, je ne te hais point » (=Je t’aime ; Corneille, Le Cid).

 L’hyperbole fait employer des termes exagérés par rapport à la réalité qu’ils désignent : souffrir mille morts.

DLes figures d’opposition

Elles mettent en relation des termes ou des idées qui s’opposent par le sens.

 L’antithèse. Deux termes de sens contraire s’opposent au niveau de la phrase ou d’un ensemble de phrases : « Songe aux cris des vainqueurs, songe aux cris des mourants » (Racine).

 L’oxymore. Deux termes s’opposent par le sens au sein d’un même groupe syntaxique : « Le soleil noir de la mélancolie » (Gérard de Nerval).

 L’antiphrase, figure de l’ironie, fait comprendre le contraire de ce que l’on semble dire : Quel beau temps, alors qu’il pleut.

2Les figures de construction

Ces figures ont trait à la construction des phrases.

 L’anaphore consiste à répéter en début de vers (ou de phrase) un même mot ou groupe syntaxique :

Voilà comme Pyrrhus vint s’offrir à ma vue ;

Voilà par quels exploits il sut se couronner ;

Enfin voilà l’époux que tu me veux donner.

Racine, Andromaque.

 La gradation est une énumération ordonnée suivant un ordre croissant ou décroissant ; le dernier terme est souvent hyperbolique : « C’est un roc !… C’est un pic !… C’est un cap ! Que dis-je, c’est un cap ? C’est une péninsule ! » (Rostand, Cyrano de Bergerac).

 Le chiasme consiste, à partir d’un parallélisme de construction, à croiser la fonction syntaxique de termes qui peuvent s’opposer par le sens : « Mon berceau a de ma tombe, ma tombe a de mon berceau » (Chateaubriand).

>