Repères biographiques : Victor Hugo

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Classe(s) : Tle L | Thème(s) : Hugo, Hernani (bac 2019-2020)

 Victor Hugo naît le 26 février 1802 à Besançon où son père, officier de carrière, est en garnison.

LE CHEF DE FILE DU ROMANTISME

 Très tôt, Hugo déploie une intense activité littéraire et s’impose en quelques années comme la figure de proue du romantisme.

 Poète novateur et fécond, il publie successivement plusieurs recueils : Odes et ballades (1826-1828), Les Orientales (1829), Les Feuilles d’automne (1831), Les Voix intérieures (1837) Les Rayons et les Ombres (1840). Dramaturge, Hugo crée un nouveau type de pièce : le drame romantique, dont il expose la théorie dans la préface de Cromwell (1827). La première d’Hernani, le 25 février 1830, en consacre le triomphe. Romancier, il s’oriente vers le roman historique (Notre-Dame de Paris, 1831) et le roman social avec Le Dernier Jour d’un condamné (1829), plaidoyer contre la peine de mort, et avec Les Misérables (1845-1861).

LA NOTORIÉTÉ, LES ÉCHECS ET LE DEUIL (1836-1843)

 D’être le chef de file du romantisme vaut tout à la fois à Hugo une notoriété rapide et de violentes attaques. Les tenants du classicisme, qu’il pourfend, ne ménagent pas les critiques à son encontre. Par quatre fois, il échoue à se faire élire à l’Académie française, où il entre finalement en 1841. L’audace de son théâtre lui attire par ailleurs des démêlés avec la censure.

 Sur le plan personnel, son mariage avec Adèle Foucher, qu’il a épousée en 1822, est un échec. En 1833, Hugo rencontre l’actrice Juliette Drouet qui devient sa maîtresse et à laquelle il restera fidèle, au moins de cœur, jusqu’à sa mort. Quant à sa femme, elle entretient une liaison avec le critique littéraire Sainte-Beuve.

 Le 4 septembre 1843, Hugo connaît son plus grand drame personnel : sa fille Léopoldine, âgée de dix-neuf ans, se noie dans la Seine, près de Villequier, avec son jeune mari, Charles Vacquerie, qui tentait de la secourir.

UN EXILÉ ET UN RÉPUBLICAIN FAROUCHES (1851-1870)

 Monarchiste et conservateur à ses débuts, Hugo se rapproche progressivement de la gauche républicaine. Élu député suite à la révolution de 1848, il soutient la République qui s’installe avec à sa tête, Louis-Napoléon Bonaparte, neveu de Napoléon Ier.

 Le coup d’État du 2 décembre 1851 le change en un adversaire résolu du Second Empire. Hugo s’exile à Bruxelles puis dans les îles anglo-saxonnes de Jersey et Guernesey. De son exil, Hugo poursuit son combat politique. En 1853, il publie Les Châtiments, qui sont un impitoyable réquisitoire contre Napoléon III. Il n’en néglige pas pour autant sa création poétique : en 1856, il publie Les Contemplations, méditation sur la condition humaine.

LA CONSÉCRATION ET LA GLOIRE (1870-1885)

 Hugo revient à Paris où il est triomphalement accueilli en septembre 1870 après la chute du Second Empire et la proclamation de la Troisième République.

 La mort de ses deux fils (en 1871 et en 1873), puis de Juliette Drouet en 1883, assombrissent ses dernières années.

 Hugo n’en continue pas moins d’écrire : Quatre-vingt-treize (1874), un roman historique ; et La Légende des siècles, vaste épopée de l’humanité, commencée en 1859 et achevée en 1883.

 Hugo meurt le 22 mai 1885. Ses funérailles sont nationales, grandioses, au terme desquelles il est inhumé au Panthéon.