Sécurité alimentaire et agriculture durable

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Classe(s) : 2de | Thème(s) : Gérer les ressources terrestres
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Sécurité alimentaire et agriculture durable

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Assurer la sécurité alimentaire pour tous est un des enjeux du XXIe siècle. Mais comment peut-on concilier la croissance de la production avec la qualité de l’environnement et la qualité de l’alimentation ?

1La sécurité alimentaire pour tous

 La sécurité alimentaire a été définie au 1er Sommet mondial de l’alimentation en 1996. L’objectif de ce sommet est de diminuer de moitié le nombre de personnes souffrant de la faim d’ici 2015.

 Depuis 1996, l’insécurité alimentaire s’est aggravée. Le Sommet mondial de l’alimentation de 2009 a réaffirmé son objectif de réduire la faim dans le monde. Mais si les tendances se confirment, cet objectif risque de ne pas être atteint.

2Développer des agricultures durables

AUne agriculture productiviste critiquée

 L’esb (maladie de la « vache folle ») a montré le danger d’utiliser des farines « animales » pour nourrir les bovins.

 La culture desogm (soja, maïs, coton, colza) a débuté en 1996. Elle occupe aujourd’hui 13 % des surfaces cultivées en grains dans le monde (53 % aux États-Unis, 1 % en Europe). Les ogm suscitent de nombreuses interrogations quant à leurs conséquences sur la biodiversité, sur la santé et l’environnement. Pour répondre aux inquiétudes de l’opinion publique, la législation européenne oblige l’étiquetage (seuil de 0,9 %) et la traçabilité des aliments.

BQu’est-ce que l’agriculture durable ?

 C’est l’application agricole des principes du développement durable définis à Rio en 1992. Elle se définit comme une agriculture économiquement viable, socialement équitable et écologiquement saine.

 L’agriculture n’est durable que si elle génère un revenu permettant aux agriculteurs de vivre sur leur territoire (quels que soient les aléas climatiques et les variations de marché).

 L’équité sociale se réfère à la qualité des produits, la solidarité, la qualité de la vie.

 La dimension environnementale préserve les ressources naturelles (énergie…), la qualité des sols, de l’eau et de l’air, la biodiversité et les paysages.

CVers d’autres agricultures ?

 Dans les pays développés, l’agriculture prend en compte les problèmes environnementaux.

  • L’agriculture raisonnée repose sur un ensemble de pratiques visant notamment à ajuster les apports d’intrants selon les besoins des cultures.
  • L’agriculture biologique refuse le recours aux engrais et aux pesticides de synthèse ainsi qu’aux ogm. En 2007, elle est pratiquée sur 0,75 % des surfaces agricoles mondiales (notamment en Australie et en Argentine).

 Dans les pays en développement, le principal souci est de nourrir la population. Des solutions se développent :

– le développement des cultures vivrières appropriées (maniocs, sorghos, taros, quinoas…), qui permettrait aux populations de disposer de nombreuses variétés quels que soient les aléas climatiques ;

– le commerce équitable, qui assure aux producteurs un revenu minimum garanti. En contrepartie, ceux-ci s’engagent à respecter un cahier des charges (adoption de certaines pratiques biologiques et interdiction du travail des enfants). Le commerce équitable porte sur les produits tropicaux (café, cacao…).

Conclure

Désormais, les agriculteurs doivent relever un défi supplémentaire : produire toujours plus mais beaucoup mieux. Les agricultures doivent devenir « intensives » et « durables » à la fois.

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