Socialisme, communisme et syndicalisme en Allemagne (1914‑1945)

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Classe(s) : Tle ES - Tle L | Thème(s) : Socialisme, communisme et syndicalisme en Allemagne depuis 1875
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Socialisme, communisme et syndicalisme en Allemagne (1914‑1945)

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(>dépliant,IàIII)

Comment l’exercice du pouvoir et les crises de 1914 à 1945 font-elles évoluer le mouvement ouvrier allemand ?

1Scission au sein du mouvement ouvrier

ALe SPD face à la guerre

 En 1914, le spd, première force au Reichstag (110 députés), se prononce en faveur de la guerre et se rallie à l’Union sacrée.


citation « […] les guerres sont des phénomènes barbares, d’une immoralité profonde, réactionnaires et contraires aux intérêts du peuple […] » R. Luxemburg, 1914

 Cette rupture avec l’internationalisme suscite l’apparition de deux courants minoritaires : les spartakistes, regroupés dès 1914 autour de Rosa Luxemburg et Karl Liebknecht, et l’uspd (spd indépendant), qui se détache du spd en avril 1917.

BLe SPD s’oppose à la révolution

 Le 9 novembre 1918, alors que la victoire des Alliés est inéluctable et que l’agitation révolutionnaire monte dans le pays, l’empereur Guillaume II abdique. Le lendemain, le spd et l’uspd constituent un gouvernement provisoire.

 Favorables à un « communisme démocratique », les spartakistes s’opposent au gouvernement provisoire. Ils fondent le kpd (parti communiste) et déclenchent une insurrection.

 Pour mettre fin au soulèvement, le Gouvernement fait appel à l’armée, qui l’écrase dans le sang à Berlin en janvier 1919. Cet événement scelle la rupture entre sociaux-démocrates et communistes allemands.

2Le SPD et le pouvoir sous la république de Weimar

AL’expérience du gouvernement

 La menace révolutionnaire écartée, le spd organise des élections pour une assemblée constituante. N’obtenant pas la majorité, elle s’allie avec le centre et les démocrates. La constitution de juillet 1919 est un compromis entre ces trois tendances.

 Le spd fait adopter plusieurs lois sociales : journée de 8 heures, assurances sociales, allocations chômage, conventions collectives. Mais dès 1920, ce parti perd des voix aux élections et doit quitter le Gouvernement.

 Le kpd ne soutient pas le régime, par ailleurs confronté à une vive agitation d’extrême droite (putsch, assassinats politiques).

BLe SPD sur la défensive

 Après la mort en 1925 du président social-démocrate Ebert, Hindenburg, symbole de l’ancien régime, est élu pour le remplacer. Mais, lespdretrouve à nouveau une place au gouvernement au sein de la « grande coalition », entre 1928 et 1930.

 Dans un contexte de crise économique et de fortes tensions politiques, lespdest de plus en plus isolé dans son soutien au régime. Aux élections de juillet 1932, les partis opposés à la démocratie parlementaire sont majoritaires (parti nazi avec 37 % ; kpd avec 14 %).

3Le mouvement ouvrier allemand face au nazisme

ALe mouvement ouvrier frappé d’interdit

 Nommé chancelier par Hindenburg, le 30 janvier 1933, Hitler obtient rapidement les pleins pouvoirs. Il interdit le kpd, les syndicats, le spd et tous les autres partis.

 Les rouages du totalitarisme sont alors mis en place : parti et syndicat uniques, police politique (la Gestapo) et propagande.

BL’activité clandestine des socialistes et des communistes

 Interdits et pourchassés, socialistes, communistes et syndicalistes allemands tentent d’organiser la résistance au totalitarisme nazi. Ils mettent en place des réseaux clandestins durement réprimés.

 Ces réseaux tentent de maintenir le contact avec certains dirigeants en exil en urss (kpd) ou en Europe de l’Ouest (spd).

Conclure

Pilier de la fragile république de Weimar, le SPD fait adopter des mesures sociales. Mais, désormais divisé entre socialistes et communistes, le mouvement ouvrier allemand ne peut empêcher la montée du nazisme.

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