Sociétés médiévales et cultures urbaines

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Classe(s) : 2de | Thème(s) : Sociétés et cultures de l’Europe médiévale du XIe au XIIIe siècle
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Sociétés médiévales et?cultures?urbaines
 
 

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Comment s’organisent les villes médiévales ?

1L’essor urbain

Après l’Antiquité, les villes occidentales entrent dans une phase de repli. Le renouveau des villes débute au xsiècle.

ANaissance ou renaissance des villes médiévales

Les villes médiévales ont des origines diverses.

? Dans les régions fortement romanisées (Sud de la France), le réseau des villes a suffisamment perduré pour que le renouveau se fasse à partir de cet héritage.

? D’autres villes sont des créations :

– nées près d’un monastère (Saint-Omer), d’un château (Gand), dans une nature hostile pouvant servir de refuge (Venise) ;

– issues d’entreprises de défrichement (bastides du sud-ouest et villes neuves du Bassin parisien) ;

– résultant de préoccupations stratégiques et politiques (certaines villes de Flandre).

BLa ville médiévale

? La ville ne vit pas directement du travail de la terre. Elle rassemble des édifices publics et privés dans un territoire souvent délimité par une enceinte.

? Un réseau urbain inégal se met en place.

  • L’Italie (favorisée par son héritage antique) et la Flandre connaissent l’expansion la plus précoce et la plus dense. C’est là que se trouvent les plus grandes villes médiévales : Venise, Milan, Florence, Naples (plus de 100 000 hab. à la fin du xiiis.), Sienne, Bologne, Bruges et Gand (plus de 40 000 hab.).
  • En France, l’urbanisation est inégale. Au sud, les centres urbains sont nombreux et peu peuplés. Au nord de la Loire, le réseau est moins dense mais les villes plus importantes (Paris atteint 200 000 hab.). L’urbanisation est tardive dans les régions frontalières ou isolées (Massif central).

2Les sociétés urbaines

ALe mouvement communal

? Le mouvement communal dote les urbains d’une personnalité collective (la commune), leur reconnaît des droits et des compétences pour se gouverner.

? Les chartes de franchises, qui règlent les rapports entre les autorités et la communauté nouvelle, portent sur :

– la liberté des personnes (souvent obtenue par rachat) ;

– la liberté de circulation des biens et des personnes ;

– le partage des responsabilités de gestion ;

– le maintien de l’ordre public et l’exercice de la justice.

? Ces libertés sont généralement obtenues au terme de longues négociations ou de conflits.

  • Les seigneurs laïcs et les rois ont parfois favorisé les communes comme le fit Philippe Auguste dans les provinces limitrophes du domaine des Plantagenêts.
  • En Italie du Sud, au contraire, Frédéric II empêche l’affranchissement des villes. Pendant longtemps, les clercs ont aussi fait obstacle au mouvement communal (qui dépouille l’évêque de son autorité).

BLes hommes des villes

Les villes voient naître des catégories sociales diversifiées.

?Le clergé urbain contrôle l’enseignement et la bienfaisance, gère les hôpitaux.

?L’élite urbaine (parmi laquelle on trouve des nobles urbains) domine le gouvernement, contrôle les activités économiques et les relations avec l’extérieur. Elle possède le sol urbain, tire de la terre et des maisons de gros revenus.

? Le groupe urbain le plus nombreux comprend des boutiquiers, des gens d’office, des clercs urbains, des artisans.

?Les pauvres (artisans et compagnons qui n’ont pas de revenus réguliers, domestiques), les immigrants (décidés à tenter leur chance en ville) et les marginaux constituent le dernier groupe.

Conclure

Du XIe au XIIIsiècle, les villes se multiplient et se structurent ; cette période est majeure dans l’histoire?de leur développement.