Vers une meilleure prévention des risques

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Classe(s) : 2de | Thème(s) : Gérer les espaces terrestres
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Vers une meilleure prévention des risques

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Comment prévenir les risques et réduire la vulnérabilité des populations ?

1La prévention des risques naturels

 L’Organisation météorologique mondiale (omm), créée en 1947, fournit des informations indispensables pour la diffusion d’alertes précoces. L’omm s’est fixé comme objectif de réduire de moitié, d’ici 2019, la mortalité moyenne imputable aux catastrophes naturelles liées au climat et à l’eau.

 Le Bureau pour la coordination des affaires humanitaires (ocha), créé en 1998, est chargé d’aider les populations victimes de catastrophes, de coordonner les secours et de recevoir les dons des États, des entreprises…

 La Stratégie internationale pour la réduction des catastrophes (isdr) créée en 2000, propose des mesures pour réduire l’impact des catastrophes : amélioration des constructions, éducation des populations.

 Cependant, sur le terrain, ce sont souvent les ong qui prennent en charge les opérations de secours.

BMieux gérer les risques au niveau des États

 Dans les pays riches, la prévention consiste à :

– améliorer la connaissance des phénomènes et des risques, établir des cartes et des bases de données des zones vulnérables ;

– surveiller pour anticiper le phénomène et alerter les populations ;

– éduquer les populations vulnérables ;

– maîtriser l’aménagement des territoires, en limitant l’augmentation de la population et des activités dans les zones à risque, ou en réduisant la vulnérabilité des zones déjà urbanisées ;

– appliquer des normes de construction adaptées aux risques (parasismiques…) ;

– planifier l’organisation des secours ;

– analyser les événements après la catastrophe.

 Les pays pauvres n’ont pas toujours les mêmes moyens (coût élevé des habitations parasismiques et des observatoires pour surveiller les volcans…) ni les mêmes priorités (terres les plus fertiles situées sur les pentes d’un volcan).

2La prévention des accidents technologiques : l’exemple de la France

ALa directive Seveso 2

 Suite aux accidents majeurs survenus à Feyzin (France, 1966), à Flixborough (Grande-Bretagne, 1974), à Los Alfaques (Espagne, 1978) et à Seveso (Italie, 1976), l’Europe se dote d’une directive sur les risques d’accidents majeurs liés à certaines activités industrielles (directive Seveso de 1982).

 La directive Seveso 2 (qui se substitue à la directive Seveso) définit deux catégories d’entreprises en fonction de la quantité des substances dangereuses présentes.

 Les mesures visent à un renforcement des systèmes d’inspection, à l’identification des dangers, à une meilleure maîtrise de l’urbanisation aux alentours des usines, à une information des populations et à l’élaboration des plans de secours…

 Mais la directive ne s’applique pas aux usines délocalisées dans les pays du Sud et ne suffit pas à prévenir tout accident (explosion de l’usineazfà Toulouse en 2001).

BLe plan de prévention des risques technologiques (PPRT)

 La catastrophe de l’usine azf (et divers épisodes d’inondations) débouche sur la loi du 30 juillet 2003 relative à la prévention des risques technologiques et naturels.

 La réduction des risques à la source est la priorité de cette loi. Elle délimite un périmètre d’exposition aux risques autour des établissements à hauts risques. Pour préserver l’avenir, le pprt peut interdire des constructions nouvelles.

Conclure

Les États ont conscience de la nécessité de mener des politiques de prévention pour limiter l’ampleur des catastrophes mais ces politiques sont plus difficiles à mettre en place dans les pays en développement.

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