Adaptations des plantes alpines

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Exercices
Classe(s) : Tle S | Thème(s) : Génétique et évolution

En montagne, les conditions hivernales sont dures (vent, froid, neige...), la période de végétation est très courte, et l’exposition aux ultraviolets nocifs est plus importante qu’en plaine. Les plantes alpines ont développé des adaptations spécifiques pour résister aux basses températures, aux UV, au dessèchement par le vent.

D’après l’étude des documents suivants décrivez les stratégies des plantes alpines pour survivre dans cet environnement hostile.

Il faut d’abord lister les problèmes rencontrés, puis identifier les solutions trouvées par les plantes en gardant à l’esprit comme référence pour la comparaison les structures caractéristiques des plantes ne subissant pas ces contraintes (voir cours).


Doc 13 Évolution des températures dans l’air et à la surface d’un coussin de silène acaule (plante alpine)

n Avec l’altitude la température diminue en moyenne de 0,5 à 0,6 °C tous les 100 mètres. Le fonctionnement cellulaire dépend de la température qui agit sur l’activité des enzymes. Un abaissement de la température entraîne un ralentissement de la croissance et de la photosynthèse. Sous le manteau neigeux isolant en hiver, la température reste aux alentours de 0 °C sous 40 cm de neige alors que la température est négative dans l’air.

n La petite taille et la forme des plantes en boule (plantes en coussin) permettent de limiter la prise au vent et le refroidissement. Les feuilles sont en forme d’aiguille, ou recroquevillées, recouvertes de duvet ou de substance cireuse imperméable. Le duvet est dû à la présence de poils épidermiques (feuilles blanc argenté) qui isolent les parties vitales de la plante et limitent aussi les pertes en eau tout comme la couche cireuse. D’autre part, la synthèse de molécules organiques (sucres et protéines) en grande quantité enrichit le milieu intérieur et l’empêche de geler.


Doc 14 Teneurs en vitamine C chez des espèces voisines, de montagne
et de plaine

En montagne, la pureté de l’air et sa rareté font que les intensités lumineuses sont plus fortes qu’en plaine, au point d’excéder les capacités d’utilisation par les plantes. Il devient alors indispensable de se protéger contre cet excès d’énergie qui entraîne la synthèse de molécules oxydantes toxiques, en particulier l’eau oxygénée, responsables de destructions en chaîne de molécules vitales.

La vitamine C est un élément protecteur, qui élimine les molécules oxydantes.