Désertification et protection des sols au Burkina Faso

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Exercices
Classe(s) : 2de | Thème(s) : Le sol, un patrimoine durable ?

Le Burkina Faso (Afrique de l’Ouest) est l’un des pays les plus défavorisés du monde. Son nom est souvent associé à la famine. Ce pays connaît de graves problèmes dus à la sécheresse et à la désertification.

a. Utiliser les informations fournies par le doc. 21 pour présenter et expliquer les causes de la dégradation des sols au Burkina Faso.

b. Expliquer pourquoi la technique ancestrale du zaï apparaît comme une solution adaptée pour la récupération de sols dégradés (doc. 22).

c. Que peut-on conclure des expérimentations présentées par le doc. 23 ?

Pour l’étude de ce document, se reporter aux savoir-faire du chapitre 5.

Doc. 21. La dégradation des sols

Le nord du Burkina Faso appartient au Sahel, territoires situés au sud du Sahara et caractérisés par une steppe avec des arbustes bas, de nombreux acacias et baobabs, beaucoup de sable, et aucun cours d’eau permanent. La coupe abusive du bois, les feux de brousse utilisés comme moyen de défrichage, la surexploitation des sols conjugués à la sécheresse provoquent une raréfaction de la végétation. Une importante érosion en résulte : lors de la saison des pluies (juin à septembre), les pluies torrentielles ravinent les sols dénudés, le vent et le soleil les assèchent pendant les 8 mois de la saison sèche. Devenues stériles, ces terres ne permettent pas l’infiltration de l’eau lors de la saison des pluies suivantes. Toute culture devient impossible.

Doc. 22. Les sols dégradés sont-ils récupérables ?

Il s’agit en effet de récupérer des terres abandonnées, dégradées par une succession de cultures, complètement dénudées, décapées et encroûtées où le ruissellement est si fort qu’il emporte les graines et les résidus organiques. Ces zones désertifiées, malgré 400 à 700 mm de pluie, ont augmenté de 11 % en 20 ans. L’un des projets mis en œuvre au Burkina Faso a pour objectif d’améliorer une pratique ancestrale abandonnée depuis plusieurs dizaines d’années, le zaï.

Le zaï correspond à la formation de trous creusés en saison sèche. Avant la saison des pluies, 300 g de fumier sont mis dans chaque trou et recouverts d’une couche de terre. Aux premières pluies, les cuvettes du zaï sont ensemencées. Chaque trou devient un collecteur de l’eau qui ruisselle sur le sol croûté en légère pente, le zaï reçoit ainsi deux fois plus d’eau que le sol. L’humidité du sol et les matières organiques favorisent la prolifération des termites qui vont creuser des trous dans le sol, améliorant l’infiltration des pluies et l’enracinement des cultures.

Doc. 23. Résultats des expérimentations conduites en 1992 sur quatre parcelles situées au nord du Burkina, ensemencées avec du sorgho

: témoin semé selon les méthodes traditionnelles.

: poquet, creusement du trou seulement.

P +: poquet avec enfouissement de 100 g/trou de compost.

P + C +: poquet + compost (matière organique en cours de décomposition) + engrais.