Exercice corrigé Ancien programme

L'adaptation à la sécheresse de l'oyat

L'oyat ou Amnophila arenaria se développe sur les dunes littorales où il prospère sous d'importants apports de sable. On a donc utilisé cette capacité pour fixer les dunes de Gascogne. C'est une plante adaptée à la sécheresse.

À partir de l'étude du document 10, expliquez quelles sont les adaptations de l'oyat à la sécheresse. Puis expliquez la relation entre les mouvements de la feuille et la sécheresse.

Doc 10 Les adaptations de la feuille d'oyat

a. Coupe transversale d'une feuille d'oyat.

b. Forme de la feuille.

Les mouvements des feuilles sont dûs à des variations d'hydratation des cellules du tissu bulliforme. En cas d'humidité, ces cellules se gorgent d'eau et leur volume augmente, entraînant l'ouverture de la feuille. En cas d'air sec, elles se déshydratent et perdent du volume, ce qui entraîne la fermeture de la feuille sur elle-même.

Étude guidée

Cerner le sujet : expliquer à l'aide des documents comment la feuille limite ses pertes d'eau (vision globale du sujet).

Diviser. Le sujet comporte deux questions qu'il faut étudier séparément.

1 – Adaptation à la sécheresse

Comparer la forme de la feuille en fonction de la sécheresse et comparer la face externe et la face interne pour lier les dispositions anatomiques de la feuille à la limitation des pertes d'eau. Repère de savoir : document 2.

2 – Expliquer la relation entre mouvement de la feuille et sécheresse

Identifier les cellules impliquées dans le mouvement et lier leur fonctionnement avec leur disposition anatomique.

Les adaptations de l'oyat à la sécheresse

Analyse : Chaque feuille étant recourbée suivant son plan de symétrie, l'épiderme de la face ventrale, seul pourvu de stomates, ne communique avec le milieu extérieur que par une mince fente. Cette face présente des sillons et des crêtes, ainsi que de nombreux poils, l'ensemble freinant la circulation de l'air.

L'épiderme dorsal, en contact avec l'air, est recouvert d'une cuticule épaisse. Le parenchyme chlorophyllien est réduit à l'état de minces bandes disposées sous l'épiderme ventral et localisées uniquement sur les flancs des crêtes.

Interprétation : Les pertes en eau sont limitées par une surface de contact avec l'air chaud très réduite et une circulation minimale d'air dans la feuille. Cependant la photosynthèse est facilitée par la présence des cellules chlorophylliennes au plus près des stomates.

Relation entre mouvements de la feuille et sécheresse

Analyse : Au fond de chaque sillon, on observe les grosses cellules du tissu bulliforme responsables des mouvements foliaires. Sous l'effet de la sécheresse, les cellules bulliformes présentes dans l'épiderme ventral perdent de l'eau et de leur volume  l'épiderme se contracte et la feuille se ferme.

Interprétation : La feuille s'ouvre quand l'air est humide, les cellules bulliformes sont gorgées d'eau. La feuille se ferme quand l'air est sec car les cellules bulliformes ont perdu une partie de leur eau.

Bilan

La feuille d'oyat est adaptée à la sécheresse car elle peut réduire ses pertes en eau :

– en diminuant sa surface d'évaporation en se repliant dès que l'air est sec 

– en protégeant ses surfaces (cuticule épaisse) 

– en réduisant les mouvements d'air (présence de poils) 

– en réduisant le nombre de stomates.

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