Exercice corrigé Ancien programme

L'évolution vers l'homme actuel

Exposez les critères de l'appartenance à la lignée humaine en fondant l'exposé sur la comparaison entre l'Homme actuel et un singe anthropomorphe comme le chimpanzé  puis indiquez les étapes de l'acquisition de ces critères.

Voir Savoir-faire, Repère 1.

La comparaison doit permettre de faire ressortir ce qui est propre à l'Homme. Il faut retrouver ensuite la chronologie des acquisitions au cours de l'hominisation.

 

L'Homme est un primate et partage donc de nombreux caractères avec les autres primates et surtout avec les singes anthropomorphes les plus proches de lui. Il possède également des caractéristiques propres qui constituent des critères d'appartenance à la lignée humaine. Ces caractéristiques ont été acquises au cours des quelque 5 à 7 millions d'années d'évolution qui se sont écoulées depuis qu'un ancêtre commun a donné les deux lignées, celle de l'Homme actuel et celle des singes anthropomorphes. Cette acquisition progressive s'appelle l'hominisation.

Au cours de cette période, des caractéristiques, que l'on trouve encore chez les singes, ont disparu dans la lignée humaine tandis que de nouvelles apparaissaient. La comparaison entre l'Homme et le chimpanzé, animal le plus proche de nous sur le plan phylogénétique, nous permettra ainsi d'identifier les critères de l'appartenance à la lignée humaine. En second lieu, nous examinerons les principales étapes de l'acquisition de ces caractéristiques depuis la séparation des deux lignées.
 

I. Différences Homme - chimpanzé : critères d'appartenance à la lignée humaine

Même s'il existe de nombreuses différences, certaines d'entre elles sont particulièrement importantes car elles ont dû conditionner l'évolution ultérieure de la lignée. C'est notamment le cas de la station bipède.

  •  Différences dues à la station bipède. Le chimpanzé se déplace sur le sol par marche quadrupède, et dans les arbres avec principalement ses bras (brachiation). Il est capable de se tenir debout, mais pas de manière permanente. Au contraire, l'Homme présente une station debout et une marche bipède permanente. Ceci est dû à des différences de squelette : colonne vertébrale (4 courbures chez l'Homme, 1 courbure chez le chimpanzé), structure du bassin (plus large et court chez l'Homme) et de l'articulation du fémur (position oblique chez l'Homme), position du trou occipital (plus central chez l'Homme permettant à la boîte crânienne d'être posée sur la colonne vertébrale), pouce du pied non opposable et voûte plantaire uniquement chez l'Homme.
  •  Volume cérébral et conséquences. L'Homme est caractérisé aussi par un cerveau beaucoup plus gros que celui du chimpanzé (1500 cm3 contre 450 cm3). Cet accroissement est dû à un allongement de la période embryonnaire qui permet une multiplication accrue des neurones. Ce cerveau plus gros a sans doute permis un apprentissage plus long, la capacité à fabriquer des outils et à transmettre le savoir-faire au cours des générations.

De cette manière, les techniques se sont perfectionnées sans cesse, ce qui n'est pas le cas pour les quelques outils utilisés par les chimpanzés. Cette évolution n'a été possible que parce que la main était libérée de la locomotion et, probablement aussi, en raison du développement d'un langage articulé.

  •  Autres différences. Chez l'Homme, la face est courte et redressée, l'arcade dentaire est parabolique (en U chez les singes), il y a régression des canines et épaississement de l'émail avec un régime alimentaire de plus en plus omnivore.

     

II. Les étapes de l'hominisation : l'évolution de l'Homme

  •  Les plus anciens fossiles que l'on rattache à la lignée humaine ont 7 Ma. Ensuite, ce sont les australopithèques ayant acquis la bipédie franche, même si elle n'était pas parfaite. L'âge de leurs fossiles, tous africains, est compris entre – 4 et – 1,5 Ma. Des mutations de gènes du développement ont provoqué une modification du squelette de certains primates leur permettant la bipédie. Ces primates bipèdes étaient très variés au sein d'espèces et même de genres différents. L'un d'eux est l'ancêtre de l'Homo.
  •  Le premier représentant du genre Homo est Homo habilis, capable de fabriquer des outils et présentant déjà un développement cérébral très supérieur aux singes, ce qui n'était pas le cas des australopithèques. Il vivait il y a environ 2 Ma. La libération de la main (bipédie), le développement de l'encéphale et l'allongement de la période d'apprentissage ont permis, au cours du temps, la fabrication d'outils de plus en plus sophistiqués.
  •  Avec Homo erectus, le feu est maîtrisé (environ entre – 1,5 et 1 Ma), tandis que les techniques de fabrication d'outils et de chasse se perfectionnent grâce à l'acquisition du langage articulé. Les Homo colonisent alors le globe. Les premiers rites funéraires sont observés chez l'Homme de Néanderthal, ce qui témoigne d'une pensée abstraite et de croyances magico-religieuses.
  •  Conclusion. Les caractéristiques principales de l'espèce humaine, bipédie, développement du cerveau et culture sont donc apparues progressivement au cours de son évolution. Elles ont été acquises au cours des quelque 7 millions d'années au moins qui se sont écoulées depuis qu'un ancêtre commun a donné les deux lignées, celle de l'Homme actuel et celle des singes anthropomorphes. Ces acquisitions progressives constituent l'hominisation. Elles ont accentué les différences avec les singes anthropomorphes qui ont évolué aussi, mais de manière différente.

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