Le «  principe transformant   » des bactériophages

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Exercices
Classe(s) : 1re S | Thème(s) : Le patrimoine génétique


Lorsqu’on admit l’existence des informations génétiques au tout début des années 1900, on ne savait pas quel type de molécules dans la cellule contenait ces informations. Pendant longtemps, on crut que les gènes étaient des protéines en raison de l’importance de ces dernières dans la vie des cellules, de leur transmissibilité et de leur grande variété de structure. Puis on démontra chez les bactéries que les gènes étaient des unités des molécules d’ADN. Au début des années 50, des chercheurs ont montré que le matériel génétique de virus parasites des bactéries, les « bactériophages » étaient également constitués d’ADN.

Doc. 14 Schéma d’une infection de bactérie par un bactériophage


Leur hypothèse était que le phage s’attache à la bactérie pour lui injecter son matériel génétique, l’ADN, ordonnant alors à la machinerie bactérienne de produire de nouveaux phages.

Pour tester cette hypothèse, ils créèrent des phages radioactifs : le premier lot de phages contenait du soufre radioactif (35S ou S*), le soufre étant un atome constitutif des protéines n’existant pas dans l’ADN, le deuxième lot contenait du phosphore radioactif (32P ou P*), atome spécifique de l’ADN.

Protocole : chaque lot de phages radiomarqués est mélangé avec des bactéries non marquées dans un tube. On laisse le temps aux phages de s’attacher aux bactéries puis on les centrifuge : les bactéries plus lourdes tombent au fond du tube (culot), les phages, plus légers, surnagent. On regarde ensuite où se trouve la radioactivité.

Doc. 15 Présence de radioactivité après centrifugation des tubes


En quoi l’expérience vérifie-t-elle l’hypothèse initiale ?

Vous devez maîtriser la démarche expérimentale : il s’agit de partir d’une hypothèse, puis d’observer les résultats avant de les interpréter et de conclure.