Les antidouleurs dans le football

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Exercices
Classe(s) : 2de | Thème(s) : Pratiquer une activité physique en préservant sa santé

La FIFA a constaté un abus de produits antidouleurs par les footballeurs, qui les consomment par peur de devoir déclarer forfait et perdre leur place.

En février 2011, Ronaldo Luis Nazário de Lima, 34 ans, double champion du monde, double Ballon d’or, meilleur buteur de l’histoire de la Coupe du monde, annonce sa retraite : « Je voulais continuer, mais je n’y arrive plus. » « La douleur me rongeait. Je ne pouvais penser à rien d’autre ».

Trois ans plus tôt, le Milan AC joue Livourne. Ronaldo rentre en cours de partie pour s’écrouler, trois minutes plus tard, à la réception d’un saut anodin. Le tendon rotulien du genou gauche a cédé d’un seul coup. C’est la troisième fois de sa carrière qu’il est victime du même accident, pourtant rarissime en sport. Que le tendon, extrêmement solide, se brise à trois reprises, deux fois à droite et une fois à gauche, c’est du jamais vu. Selon J. P. de Mondénard, spécialiste du dopage, cela résulte de choix thérapeutiques aberrants au cours de sa carrière… En 1994, Ronaldo, alors âgé de 17 ans, plutôt frêle, pratique la musculation associée à la prise d’anabolisants ; le jeune joueur acquière rapidement une forte structure musculaire. En 1995, il souffre d’une tendinite chronique du genou gauche, le droit n’allant guère mieux. En 1997, un médecin du sport, inquiet de sa dépendance aux médicaments, préconise sevrage et repos. Mais Ronaldo joue une cinquantaine de matchs... On le suspecte de tenir grâce aux médicaments. Suite à son opération du genou droit en 1999, un communiqué souligne : « une rupture complète du tendon au ras de la rotule, avec des lésions préexistantes ».

Expliquer la succession des choix de Ronaldo qui ont conduit à la détérioration de ses articulations au niveau des genoux.

Pensez aux avantages et inconvénients d’une masse musculaire forte sur un corps dont ce n’est pas forcément la « nature ».