Exercice corrigé Ancien programme

«  révolution verte   » et ressources en eau en inde


En Inde, alors que se posent de graves problèmes de pénurie d'eau, le secteur agricole représente plus de 80 % des prélèvements d'eau douce. Il y a 40 ans, l'Inde s'est lancée dans une révolution agraire visant à accroître la productivité, la fameuse « révolution verte ». Au milieu des années 80, les rendements de blé et de riz avaient triplé, alors que les cultures traditionnelles de légumineuses étaient progressivement abandonnées.

Aujourd'hui, le gouvernement offre aux paysans du Pendjab, région considérée comme le grenier à céréales du nord de l'Inde, une prime de 12 500 roupies (220 euros) par hectare pour remplacer les cultures de riz et de blé (céréales) par des légumineuses (Haricot) et des oléagineux (Arachide, Colza, Tournesol...).

Doc. 15 Les conséquences d'une mauvaise gestion en eau

Dans la région du Pendjab, les agriculteurs, toujours soucieux de produire plus, ont abusé des engrais chimiques et ont puisé sans réserve dans les nappes phréatiques pour assurer l'irrigation des cultures céréalières  le niveau de la nappe phréatique a baissé d'un à trois mètres sur plus de 75 % du territoire.

Dans les autres districts, l'irrigation sans dispositif de drainage a d'autre part rendu les sols saturés en eau et infertiles. Un million et demi d'hectares seraient déjà dégradés. Si la tendance se poursuit, les rendements moyens par hectare vont décroître tandis que les engrais, toujours plus nécessaires feront monter les coûts de production. Plusieurs enquêtes montrent que pour continuer à produire, la majorité des agriculteurs du Pendjab s'endette à court terme à des taux d'intérêt très élevés.

1. Quelles sont les conséquences de la « révolution verte » ?

Doc. 16 Les besoins en eau de différentes cultures

2. Comment le changement de politique agricole adopté vise-t-il à améliorer la gestion de la ressource en eau ?


 1. La révolution verte a permis d'augmenter la production agricole en Inde. Les rendements de riz et de blé avaient triplés dans les années 80, mais la culture de légumineuses était abandonnée. Il y a eu culture intensive et non traditionnelle, afin d'augmenter la production globale.

Une des conséquences est une utilisation massive d'engrais chimiques qui a pour conséquence une augmentation du coût de production et un endettement des agriculteurs, mais aussi une pollution des nappes phréatiques.

La consommation d'eau a explosé et les prélèvements dans les nappes phréatiques ont entrainé une baisse de plus de 75 % de leur niveau. La mauvaise irrigation sans drainage a saturé les sols ce qui les rend infertiles.

2. Inciter financièrement les agriculteurs à cultiver des légumineuses ou des oléagineux, c'est permettre un retour des cultures traditionnelles. Ceci principalement pour limiter la consommation en eau et préserver les nappes phréatiques.

En effet grâce au document 16, on voit que les légumineuses (Haricot) consomment deux fois moins d'eau que le riz. Les oléagineux comme le tournesol en consomment quatre fois moins.

Si les cultures nécessitent moins d'eau, le niveau des nappes phréatiques va se stabiliser, voir augmenter.

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