thérapie par le miroir ou comment tromper son cerveau

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Exercices
Classe(s) : Tle S | Thème(s) : La communication nerveuse

Chez un patient jeune, un accident de moto a occasionné une perte de la sensibilité et une paralysie complètes, localisées uniquement au niveau du membre supérieur droit. Il ressent des douleurs intenses permanentes et des douleurs paroxystiques (de type décharges électriques). Ces douleurs invalidantes résistent aux différents traitements (médicamenteux (morphine), hypnose…). Les chercheurs ont testé l’effet de la « thérapie par le miroir » sur ces douleurs.

Un miroir est placé verticalement sur une table, en face du patient : son membre douloureux d’un côté, le membre sain de l’autre de façon à ce que le reflet de celui-ci se superpose à l’autre. Il commande des mouvements symétriques des deux mains (saine et paralysée) tout en regardant le miroir durant des séances de 15 minutes, 3 à 5 fois par jour. Il a ainsi la sensation que sa main paralysée bouge, bien qu’il soit conscient que ce n’est pas le cas (doc. 15).

Les séances ont permis une baisse de la douleur, avec une évaluation de la douleur passant de 7/10 avant la séance à 2/10 durant la séance, et avec un effet persistant pendant une heure. L’effet s’est maintenu durablement au bout de huit semaines d’entraînement.

On sait que le cortex moteur a une action inhibitrice sur les circuits centraux de la douleur. Cette étude a été étayée par une exploration en imagerie par résonance magnétique (IRM) du cortex moteur avant et après entraînement.

Doc 15 La thérapie par le miroir

a. Séance de miroir thérapie.

b. L’illusion visuelle modifie l’activation du cortex moteur.

On effectue une IRM du cortex du patient (document 16) lorsque celui-ci imagine faire des mouvements volontaires de l’avant-bras et de la main
paralysés.

Doc 16 IRM du cortex du patient au cours de commandes motrices
de la main

a. Au départ de la thérapie.

b. après 8 semaines d’entraînement.

Relevez les propositions exactes et commentez.

1. La paralysie du membre droit et la perte totale de sa sensibilité indiquent qu’à la suite de l’accident :

a. il y a eu section complète de la moelle épinière à hauteur du cou.

b. Il y a une section de la partie gauche de la moelle épinière au niveau du cou.

c. Il y a eu une section des nerfs qui innervent le membre supérieur droit dès la sortie de la moelle épinière.

2. On peut penser que les douleurs ressenties au niveau du bras proviennent :

a. de messages douloureux en provenance du membre paralysé.

b. d’une activation anormale du cortex sensoriel régissant la sensation de douleur.

3. Au cours d’une phase d’entraînement par la technique de la thérapie par le miroir, le patient :

a. active son cortex moteur gauche uniquement.

b. active ses cortex moteurs droit et gauche.

c. bouge sa main droite.

d. a l’impression que sa main droite bouge.

e. récupère le fonctionnement de ses nerfs.

4. L’imagerie cérébrale montre qu’à la suite de huit semaines d’entraînement :

a. il y a une plus forte activation du cortex moteur de la main gauche.

b. la représentation corticale de la main au niveau du cortex moteur n’a pas changé.

c. illustre la notion de plasticité cérébrale.