un extraterrestre : le gui

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Exercices
Classe(s) : Tle S | Thème(s) : Génétique et évolution

Le gui pousse dans l’hémisphère nord sur différentes espèces d’arbres, notamment sur le peuplier, le pommier, parfois sur le chêne et le châtaignier, jusqu’à 1 300 m d’altitude. Il prend, après quelques années, l’apparence d’une grosse « boule » vert jaunâtre de 50 cm à un mètre de diamètre. En hiver après la chute des feuilles, il devient facilement repérable dans les arbres.

Après une étude rigoureuse des documents proposés, présentez les adaptations qui permettent au gui de vivre hors sol, sur une branche de l’hôte, de se reproduire et de parasiter d’autres arbres.

Attention, le sujet comporte deux questions auxquelles il faut répondre séparément.

Doc 15 Gui sur une branche de peuplier

Le gui est un végétal chlorophyllien. Dépourvu de racines, il est fixé à son hôte par un suçoir primaire de forme conique qui s’enfonce profondément dans le bois de l’hôte.

Doc 16 Position des suçoirs dans la branche parasitée

a. Structure du bois d’une branche.

b. Coupe transversale histologique de branche parasitée. Une coupe histologique au niveau d’un suçoir permet de mettre en évidence la zone de contact entre le gui et les tissus de l’hôte.

X = xylème de la branche ; P = phloème de la branche ; T = tige du gui

S = suçoir ; B = xylème du gui.

Doc 17 Composition des sèves du xylème et du phloème (mg par litre)

 

Saccharose

K+

Mg++

Na+

Ca++

pH

Sève extraite
du xylème

0,1

0,17

0,01

0,004

0,01

0,05

5

Sève extraite
du phloème

140

0,1

0,07

0,03

0,04

0,5

7,5

Doc 18 Reproduction du gui

Le gui est une espèce dioïque, chaque plante n’a que des fleurs mâles ou des fleurs femelles. La pollinisation se fait grâce à des insectes butineurs au
printemps. Les fruits (fausses baies) mûrissent en deux ans et ne tombent qu’au début de la troisième année. Les embryons présents dans la baie peuvent germer et donner un nouveau pied, s’ils peuvent immiscer leurs racines transformées en suçoirs dans le bois d’une branche.

Les baies de gui ne contiennent qu’une seule graine entourée d’un tissu visqueux et collant, la viscine, qui durcit à l’air libre.

Certains oiseaux sont amateurs de baies de gui. La fauvette se nourrit de la partie sucrée et se débarrasse de la graine et des téguments en essuyant son bec sur la branche. La grive avale les baies entières et rejette dans ses excréments les graines et les téguments.